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 Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse

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MissTerror
Squelette farceur


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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Ven 28 Aoû - 22:27

Je suis désolée nitraM mais mais là cette forte dose d'amour va t'achever. Et puis je me suis trompée désolée, ce sera à partir du 5e chapitre que l'histoire du Hollywood Tower Hôtel va commencer. Ce chapitre est très ROMANTIQUE donc ceux qui n'aime pas trop (mon ami inchangeable ) vous pouvez passez ce chapitre =).
Chapitre 4

Nous sommes le Mercredi 21 octobre 2009, c’est ce que m’indiquais mon téléphone portable. Dans deux jours, j’allais revoir George. J’avais de la chance car aujourd’hui était un jour de congé. J’allais pouvoir en profiter pour faire un peu de shopping. New York regorgeait de boutiques, c’est un cliché et ça n’a pas changé. Mais je dois avouer que c’est un avantage, New York est une ville experte pour ce qui est de la mode, surtout pour un rendez-vous amoureux.

Je rangeai ma voiture dans la ruelle et entrai dans le magasin.
Là, je ne trouvai que merveilles et joyaux de la haute couture. Des robes
ravissantes, des ensembles merveilleux et des tee-shirts aux couleurs
chatoyantes. Bref, c’était magnifique. Je fis tout de même les yeux ronds car je ne savais qu’elle tenue choisir. Après deux longues heures de recherches et d’essayage, j’optai pour une robe dos nu en satin noir. Le col du décolleté était orné une large bande blanche couvrant les épaules. Le reste de la robe était simple mais possédait une légère ouverture au niveau de la jambe droite. Je finissais mes achats par des jolis escarpins blancs, du maquillage haut de gamme et un parfum. Je rentrai chez moi, fatiguée. J’avais cavalée toute l’après-midi dans les magasins et j’avais très mal aux pieds. Je m’endormis rapidement sur le canapé.

Inutile de raconter comment s’est déroulée cette journée du jeudi. La seule chose que je pouvais dire c’était que ce jour était un jour banal, simple. Cependant il avait quelque chose d’étrange, une sensation agréable. Aujourd’hui j’étais sous l’emprise de l’excitation et de l’impatience. Pendant que je faisais mon travail tout à fait normalement, mon esprit se tournait vers demain. C’était doux mais à la fois désagréable. J’avais reçu aussi un appel de Suzan me disant que l’affaire du Hollywood Tower Hôtel m’a bien été confiée que je partirais le mardi 27 octobre. J’ai pu étudier d’un peu plus prés le mystérieux hôtel, une étude qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, me rappela bizarrement mes récents cauchemars. J’en étais légèrement troublée mais l’excitation du rendez-vous reprit vite le pas sur l’angoisse.

Aujourd’hui était un jour banal mais rehaussé d’une pointe de fantaisie. Les
contes de fées n’existaient pas mais j’étais prête à faire une exception,
j’allais en vivre un. La seule chose qui me triturait c’est la manière dont
j’allais m’y prendre. Vais-je souffrir ? Allons-nous vivre heureux George
et moi ? Est-ce que notre amour s’éteindra ? Reprendrais-je une vie
normale si nous nous séparons ? Mais je me posais trop de questions car
nous n’avions même pas entamés notre relation. Nous étions amoureux c’est
certain, mais notre amour était-t-il fait pour durer ? La nuit portait
conseil, tant de bonheur aujourd’hui m’avait vraiment épuisée. Je répétai les
gestes du soir avant de sombrer dans les bras de Morphée. La nuit fut longue mais agréable, une nuit sans rêves, sans chimères.

Vendredi, enfin ! Le compte à rebours était terminé. Je voulais faire couler les heures à la vitesse d’un sablier. J’étais tel un cheval qui piaffait d’impatience. Le travail, le travail ! Oh je l’aime ce travail c’est incontestable mais aujourd’hui il fut détestable.
Quand vint la dernière heure, je vis un petit post-it sur ma porte :
Je passerais vous prendre à 20devant chez vous

J’étoffai un sourire et j’arrachai le papier avec fierté. Je pris mes dossiers et
descendis le grand escalier de l’Institut. Suzan m’intercepta, j’avais eu
l’occasion de la voir aujourd’hui. Elle me pris le bras et me ramena
contre-elle en disant :
-Ma chérie ! Tu vois ? Fais-moi confiance de temps en temps ! Allez amuses-toi ma chérie ! Bonne chance
-Merci Suzan, On se voit lundi ?
-Pas de problème Irissa ! Passe un bon week-end.
Je lui souris en guise de remerciement et elle me répondit d’un clin d’œil assez louche. Je fronçais les sourcils pour avoir des explications.
-Tu verras ce soir !
Sur ce elle rit et s’en alla comme un fantôme farceur heureux d’avoir emporter un secret dans sa tombe.

17h45, je suis en retard et je courus. J’arrivais chez moi un peu essoufflée. J’avais chaud et en plus je sentis une odeur bizarre. Je humais l’air pour savoir d’où provenait cette odeur. Je me sentis les vêtements et je m’aperçus que c’est moi qui polluais l’air avec ma transpiration. Je fis une grimace de dégoût et je me déshabillais dans la salle de bain et jetais avec répulsion mes vêtements. Je pris une douche, certes longue mais qui me garantissait une bonne odeur et de la fraîcheur.

18h20,
Où était mon soutien-gorge ? Je l'avait cherché depuis je ne savais pas combien de temps. Je le trouvai finalement. Je m’habillai lentement comme pour profiter de la somptuosité de ma robe noire. Et je voulais que chaque détail soit parfait. Je me mis une petite étole sur les épaules. Puis je passai un bon moment à me maquiller. Je ne mettais pas trop de maquillage, un peu de crayon sous les yeux rehaussé d’un petit peu de mascara et pour finir la touche de rouge à lèvre rouge. C’était parfait, ni trop léger ni trop lourd. J’avais trouvé l’équilibre idéal assez rapidement. Après de longues et d’interminables minutes devant le miroir pour peaufiner mon chignon jusque dans les moindres mèches, je fus enfin prête. Je rajoutais quelques bijoux et une note de parfum.

Je m’admirai, il était difficile de ne pas succomber au charme de Narcisse. Je me retournai à présent pour faire face à mon gigantesque miroir qui me renvoyait le reflet de tout mon corps. J’avais une taille fine, c’était la première fois que je me rendais vraiment compte que j’avais maigris. Je souriais face à cette découverte. Ma robe noire sculptait mes courbes bien dessinées. Je remontais plus haut, ma poitrine était parfaite. Puis mon visage, étincelant, rayonnant, mes yeux bleus profonds et ma chevelure blonde réunis dans un chignon impeccable.
Non, j’étais vraiment belle, mais je gardais cette fierté en moi car je ne suis
en aucun cas prétentieuse ni vaniteuse. Mon entourage n’aurait pas apprécier et moi non plus. Je mis mes nouvelles chaussures et attendit que mon prince charmant arrive.
20 heures, le klaxon du carrosse retentit.

Je pris mon sac à main à toute vitesse puis sortit en ayant pris soin de fermer la porte derrière moi. Puis je descendis les escaliers en me raclant la gorge. J’ouvris la porte de l’immeuble et je vis George Madison habillé en magnifique costume. Il était bouche bé. Je descendis telle une diva les dernières marches tout en faisant un sourire. Il portait un magnifique bouquet de fleurs. Derrière-lui, une magnifique limousine blanche. J’écarquillai les yeux mais j’étais en admiration. Il se rapprocha de moi et ramena une mèche fugueuse derrière mon oreille et fit le contour de ma joue du bout de son doigt. Je lui souris et me chuchota à l’oreille :
-Bonsoir,belle demoiselle.
-Bonsoir Monsieur
-Irissa, je vous en prie ! Je pense que vous êtes venue parce que vous ressentez la même chose que moi. Maintenant je ne suis plus votre patron, je suis votre homme.
Je frémis et lui fit un sourire. Il me tendit tendrement le bouquet de fleur. Je
fis une mine surprise même si je savais pertinemment que ce bouquet m’était destinée. Je le remerciais avec des paroles douces et diplomates. Il m’ouvrit la portière de la limousine et m’invita à entrer. Il me précéda en prenant mes hanches. Ce contact physique si agréable créait l’alchimie parfaite dans un décor somptueux qu’offrait la limousine. Les sièges en cuir blanc crème étaient confortables et le bois des portières était magnifique. Il y avait des petites lumières comme des étoiles sur le plafond de la limousine. J’étais une princesse dans son carrosse. Je tournais ma tête partout autours de moi. Je vis George Madison faire un léger sourire en coin comme si il se vantait du luxe qu’il m’offrait ce soir.

On s’était trouvé. Nous ne nous connaissions pas mais nous savions que nous étions fais l’un pour l’autre. Il me pris la main et jouai avec mes doigts. Nous tournâmes notre tête en même temps et échangeâmes un sourire plein de joie et d’excitation. Puis nous arrivâmes devant le « Cafe Frida » somptueux restaurant de New York.

Il sortit le premier et me tendis sa main pour m’aider à descendre. Je fis un
dernier regard à la belle limousine et me résigna à prendre la main. Je
descendis en époussetant ma robe. Il me prit le bras. Les nôtres paraissaient, à présent, être deux anneaux inséparables. Nous gravîmes les marches du restaurant puis nous y entrâmes. Une serveuse nous réceptionna avec chaleur :
-Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur ! Vous avez réservé ?
Elle nous fit un sourire professionnel mais aimable. George lui répondit avec la même courtoisie :
-Oui en effet, au nom de M. Madison.
-Et de Mme Eclypse, c’est bien cela. Nous vous avons réservé la table n°7 juste à côté de la terrasse. Lucy ! Viens ici s’il te plait, tu t’occuperas de M. Madison et Mme Eclypse, répondit la serveuse.

La présumée Lucy apparut très bien habillée. Elle fit un sourire à ce qui devait être sa chef et accepta sa tâche avec excitation. Je souris en voyant cette jeunette heureuse de pouvoir nous servir. La serveuse nous accompagna à notre table qui était tout simplement magnifique. Deux longues chandelles blanches se tenaient droites comme des « i » sur la belle nappe rouge. Les flammes qui les illuminaient bougeait avec sensualité. Des pétales dorés gisaient sur cette dernière donnant un petit côté romantique à la table. Deux couverts y étaient posés avec perfection. Les fourchettes et les couteaux étaient étincelants. Les deux verres en cristal ressemblaient aux belles coupes à vin du Moyen-âge. Bref, cette table était tout ce qu’il y avait de plus joli et de romantique. George me pris par la taille et m’installa sur l’une des chaises. Puis il ôta avec soin mon étole et la posa sur le dossier. Il s’assit enfin. Je voyais enfin ses magnifiques yeux à la lueur des bougies. Il me fit son petit sourire en coin et commença à rire. Il me pinça la joue et me dit :
-Arrêtez d’être bouche bée comme ça Irissa, c’est moi que vous regardez avec tant d’admiration ?
Je n’avais même pas remarqué que je fusse perdue dans mes pensées suite à son regard. Je secouais furtivement la tête et lui répondit :
-Je crois oui. George pouvons-nous nous tutoyer ? Après tous, on sait pourquoi on est là.
-Mais bien sûr Irissa, j’attendais que tu le demandes.
Nous, rigolâmes un petit instant. Nous nous calmâmes ensuite laissant le bruit de fond que faisait les dizaines de têtes assises au restaurant. Lucy arriva avec un très grand sourire et nous tendit une carte chacun. Nous choisîmes rapidement nos entrés et nous commandâmes un pichet de vin. J’étais tout de même gênée car le « Cafe Frida » était un restaurant cher. Je ne voulais pas ruiner George. Mais il m’avait dit que cela ne lui posait aucun problème, j’avais tout de même choisis mais raisonnablement. George n’hésita pas à engager la conversation :
-Irissa, je t’ai invité ici pour me faire pardonner de mon attitude de l’autre jour…
-Oh non, ne t’inquie…
-Tut !Laisses-moi finir.
Il me prit la main.
-Ma chère Irissa, dés que je vous ai vus j’ai été pris d’un grand coup de foudre, votre charme et votre beauté…. Mais, après tout, je ne suis qu’un homme, j’ai eu grand mal à résister et j’avoue que j’ai perdu cette bataille.
Les autres diront que notre relation brûle les étapes mais qu’importe, nous apprendrons peu à peu à faire connaissance. Et je le sens ça marchera entre-nous. -Avant de faire quoique ce soit, puis-je être sûr que tu m’aimes ? Mes sentiments sont-ils réciproques ?
J’écarquillai les yeux. Comment pouvait-il me poser cette question ? Bien sûr que je l’aimais. Je le regardais avec tendresse, je resserra ma poigne sur sa main et lui adressa un sourire en coin.
-Je ne te connais pas encore mais j’ai tendance à dire que tu dois être bête de temps en temps…..Bien sûr que je t’aime.
Il rigola un instant et poussa un petit soupir de soulagement. Il caressa le
contour de mes doigts tout en me parlant :
-Me voilà rassuré. Allons bon, pouvons nous entamer la connaissance de nos deux êtres ?
-C’est que Monsieur est poète, voilà une qualité que je viens de découvrir. Plus que mille neuf cent quatre vingt dix-neuf autres à trouver.
-C’est que Madame a de l’humour ! Chose que j’ignorais. Plus que mille neuf cent quatre vingt dix-neuf autres à découvrir.
Nous nous échangeâmes un sourire puis un fou rire modéré pour ne pas déranger les autres clients du restaurant. Nos regards complices s’entremêlaient et je dois avouer que la recherche de l’autre devenait des plus agréables.
Quand le feu du rire fût maîtrisé, nous reprîmes notre conversation normalement. Je ne vais pas retranscrire notre conversation en ce récit. Je tiens à garder celle-ci secrète et passera, dans vos esprits, comme étant un souvenir. En tout cas je l’ai vécu comme ça. Cependant je peux vous la décrire.


Cette conversation, sucrée et satiné mélangeait dans nos mots la fluidité de nos opinions et de nos goûts. Quelques fois coupée par les plats qui arrivaient à notre table, elle gardait tout de même une certaine grâce mais une certaine puissance. Tout le romantique des films à l’eau de rose y était. C’était comme si les répliques s’étaient personnifiées en nos mots que nous nous échangeâmes tel des baisers doux. Elle possédait aussi une richesse sans limites. Mêlant opinions politiques, phénomènes de société, petite enfance et sentiments personnels. Et encore ces maigres mots ne suffisaient pas pour décrire la diversité et la variété des sujets que nous avions traités ensembles. Bizarrement nous avions pratiquement les mêmes opinions, sentiment agréable et surprenant. George avait peut-être raison finalement, nous nous étions trouvés. Notre amour allait commencer et avait déjà commencé. Amour, argent, vie, affaires, travail, nous-même, univers,sexualité, autant de sujet que nous avions débattu, voir trouver dans l’immense forêt de nos personnalités. Que des merveilles de paroles et de discours.

Notre soirée au restaurant fût des plus agréable, entrecoupée de fou rire et de blagues sympathiques et satyrique. J’étais rayonnante et heureuse et mon cœur battait au rythme de la voix sensuelle de ce que je pouvais appeler aujourd’hui: mon homme.
Nous sortîmes du restaurant très tard mais toujours en rigolant. Nous embarquâmes dans la limousine où tout le trajet se fût en silence. Il défila pendant que George et moi nous fixâmes avec amour, les mains liées. Les fines pattes d’oies qui creusaient son regard mystérieux emplît d’affection qu’il rehaussait d’un petit sourire plein d’amour, me rassurait et m’amadouait. Je lui rendais son regard avec la même intensité.
Ce n’était qu’à la fin trajet que nos regards se décrochèrent. Il me dit :
-Je te raccompagne ?
-Si ça ne te dérange pas ? Je veux bien.

Il lança un petit signe de tête au chauffeur et descendit de la voiture en me portant comme pour me faire une blague. Il me prit dans ses bras, une main sous les épaules et une autre sous les genoux. Je partis d’un fou rire en faisant style de me débattre. Mais il me tenait toujours fermement. Il gravit les marches et ouvrit la porte puis gravit les escaliers tout en me portant.
Dans ma chambre, Nous nous déshabillâmes et entremêlèrent nos corps tout au long d’une merveilleuse nuit qui était le fruit de nos récents amours et, contrairement aux stéréotypes,nous n’avions pas brûlés les étapes. Ce sont les étapes qui nous avaient brûlés.

_________________
J'ai l'impression de flotter entre peur et tragédie Ce n'est qu'une histoire, ce n'est qu'un rêve Je ne te dit pas au revoir, il n'existe aucune trêve
Besoin d'un pendu pour trouver ton nom ? Besoin de dessiner pour écrire ton nom ? Besoin de crier pour prononcer ton nom ? Besoin d'une voix cristalline pour entendre ton nom ?
Je n'ai recours à aucun artifice pour savoir qui tu es
Phantom Manor, malédiction, j'ai à présent une émotion en Or


Dernière édition par MissTerror le Ven 28 Aoû - 22:29, édité 1 fois (Raison : Si vous avez encore des réclamations à faire sur l'aération du texte, n'hésitez pas, dites le moi. Allez Courage ! L'histoire commence demain =))
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nitraM
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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Sam 29 Aoû - 10:32

Ça dégouline de romance et de guimauve What a Face Mais sinon,c'est très bien écrit,vivement le chapitre suivant où il y aura un peu d'action et moins de romance Mr. Green

_________________


"Le raisonnement de nitraM est juste"(Maggie Simpson,le 13/11/2009)
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MissTerror
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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Dim 30 Aoû - 14:45

Chapitre 5

Le lendemain matin, je me réveillai de merveilleuse humeur embaumée de lumière solaire. Je sentis George me collée et m’enlacée tendrement tout en me tenant le ventre fermement. Je me retournais sous les draps et lui adressa un sourire. Il me fit son petit sourire en coin que j’aimais tant :
-Bonjour
Princesse Irissa.
-Bonjour
Chevalier fougueux.
Nous nous fîmes un câlin et nous nous résignâmes à quitter notre petit paradis qu’était le lit. Je me dirigeai vers la salle de bain et vit mes cheveux
complètement en pétard. Je paraissais négligée. Je poussais un gros soupir quand j’entendis la porte s’ouvrir. Je vis le reflet de George dans le miroir, il s’avança et me fit un bisou dans le cou. Il me vit assez contrariée et ne pût s’empêcher de demander :
-Qu’est-ce qu’il y a mon amour ?
-Je suis affreuse, répondis-je.
Il me donna une légère gifle derrière ma tête.
-Aïe ! Tu m’a fais mal ! Criai-je.
-Encore une qualité ! Tu es modeste voire un peu trop. Irissa, tu es parfaite !
-Si tu le dis, je veux bien te croire.
Et là, silence.
- N’empêche que je….,tentai-je.
- Tut ! Irissa tais-toi !
- Mais…
- Il n’y a pas de « mais » ! Tu es sublime un point c’est tout ! Dit-il, durement.
Il m’attira contre lui et m’embrassa avec tendresse et passion. Une fois ce long baiser achevé je lui pinçai le nez.
-Irissa, voyons c’est plus de notre âge !
Voyant sa remarque sérieuse, je me mordais la lèvre en constatant que je venais de faire une mauvaise blague. Je sursautai en entendant son rire sonore. Je n’ai pu réagir qu’il m’avais prise et avait mis mon corps sur son épaule. Je me débattais :
-George ! Lâches-moi ! Non mais arrêtes !
Il riait encore de sa blague qui me faisait rire aussi. Il m’emmena dans la
cuisine sans pour autant me déposer à terre. Il nous fît une omelette et
prépara un café avec toujours mon corps sur ses épaules. Je restais dessus car c’était confortable. Je mettais ma tête en appui sur ma main. Je levai les yeux au ciel :
-Et après on dit que c’est plus de notre âge !
Il rit de plus belle et je ne pus m’empêcher de rire à ses côtés. Nous prîmes le petit déjeuner en bavardant.
Les heures passaient, je lui demandai :
-George tu ne dois pas rentrer chez toi ?
-Pourquoi ? Tu veux que je parte ? Me demanda-t-il.
-Non pas du tout je voulais simplement savoir si tu veux encore rester ici.
-Et bien si cela ne te dérange pas….dit-il, avec timidité.
-Mais bien sur que non ! Tu le sais très bien.
-Tant mieux alors, je vais rester chez toi.
-Tu peux rester ici pour le week-end si tu veux et puis lundi nous irons à
l’Institut ensemble.
-Ca me va !
J’en profitais au maximum, de chaque baiser, de chaque caresse. Tout était plus sensuel et plus doux. Même Pattenrond ne comprenait pas ce qui se passait. Sa vie de chat suivait, cependant, son cours normalement. Il dormait tout en nous observant. Je pense qu’il nous surveillait du haut de son petit couffin, il levait les yeux pour nous regarder comme pour
s’assurer qu’on allait bien, puis il retournait dans son sommeil en rassemblant tous son pelage roux en une adorable boulle de poils.
La journée du lundi : Tous ce qu’il y avais de plus normal même si elle était
rythmée par les mots doux écrits sur de jolis feuillets que m’envoyait George
par le biais de son coursier. Il disait que l’amour était dangereux sur un lieu
de travail. Mais il me disait qu’il ne pouvait pas résister à l’envie de rester
en contact.

Mardi 27 octobre : Départ. Je soupirai, les affaires reprenaient. Le Hollywood Tower Hotel m’attendait!
La séparation avec George a été difficile mêlant quelques larmes à des baiser douloureux. Il m’avait enlacée avec délicatesse descendant ses mains sur mes hanches tandis que je lui serrais le cou dans un étau fort en amour.
-Je serais toujours là auprès de toi. Je t’aime ! Me rassura-t-il, avant de
poser un baiser sur mon front. Il ne m’était jamais arrivé pareil roman.
L’amour m’avait piégée dans son embuscade sucrée. Nos « au revoir »
ont été dit avec toute la tendresse que l’on pouvait exprimer. Nos numéros de téléphones échangés je pouvais quitter le sol new-yorkais.

Une fois dans l’avion, je caressais la vitre du hublot du bout de mes doigts en devinant qu’il me fixait devant l’immense baie vitrée de l’aéroport. Je souris timidement avant de me retourner pour écouter les procédures de sécurité de notre vol. Une fois la présentation des hôtesses accomplie et le salut du commandement de bord, je sentis l’avion se déplacer. Nous n’allions pas tarder à décoller.
J’avais l’habitude de l’avion, les centaines de maisons hantées que j’ai
étudié pouvaient se trouver à l’autre bout du monde sauf que ,par rapport à ce voyage, je pouvais me préparer à l’avance environ deux mois avant le départ. C’était une règle à l’Institut pour éviter tout problème.

L’avion fût dans les airs. Je n’avais plus qu’à m’occuper pendant les quelques heures de voyage qui séparait New York à Los Angeles. Entre films et siestes je n’arrivais pas, une seconde, à ne pas penser à George. Mon cœur était à lui et j’avais l’impression de ne plus entendre ses battements.

Fin du trajet, j’atterris enfin à la fameuse L.A. Je n’y avais jamais mis les
pieds. Mais le peu que j’ai pu voir en arrivant m’inspirait admiration et excitation. Tout y était magnifique. J’étais totalement dépaysée. Les buildings et les majestueux bâtiments faisaient de cette ville une immense Cité luxueuse qui invitait ses visiteurs dans un tourbillon de folie. J’étais dans le quartier Hollywoodien. Les étoiles, dont le nom des stars internationales figurait fièrement, donnaient un aspect « cinéma »
à ce quartier. Bref, que de magnificence et d’effervescence dans cet endroit. Mais je ne m’y attarderais pas, Hollywood valait son pesant d’or mais j’avais d’autre chose en tête. Le soir, dans mon hôtel que m’avait réservé George…Ah oui ! J’oubliais cette description importante du palace dans lequel j’allais séjourné durant trois semaines. Je dis bien « palace » car cet hôtel était le luxe incarné. Même les étoiles qui le couronnaient semblaient dérisoires face à la splendeur et au confort de cet hôtel : piscines, jacuzzi, restaurant cinq étoiles, champagne, casino, discothèque et une multitude d’activité sportive. J’allais pouvoir m’adonner à mon sport favoris : l’équitation. En effet, même un centre équestre était implanté dans l’hôtel. Le seul souci est que je n’allais pas vraiment pouvoir profiter de tout le luxe que me proposait l’hôtel car je suis venue à Hollywood pour l’Institut. J’ai remarqué que les majors d’hommes et les responsables de l’hôtel m’ont accueillis telle une star de cinéma voire une personne haut gradée dans la politique. J’étais touchée mais gênée. Ma chambre, une suite gigantesque dans lequel était posée fièrement un magnifique baldaquin imposant orné de lumières bleues qui scintillaient sur les murs à côté du lit. Des fauteuils Louis XVI et des tapis persans magnifiques. Une vraie suite présidentielle ancienne avec tout le luxe moderne jacuzzi et écran plat compris. George ne me connaissait pas mais il avait touché en plein dans le mille au niveau de mes goût en matière de décoration. Ce fût magnifique. Après avoir nonchalamment posé ma valise à l’entrée, je fermai la porte à clef et tomba mollement sur le lit. J’étais épuisée par le voyage et j’avais envie de George, je voulais voir sa tête, son corps et ses cheveux, ses yeux, son nez, sa bouche, ses joues, ses jambes et ses bras, ses pieds, ses mains, ses épaules et son dos. Je voulais revoir son corps et son regard si captivant. Je voulais l’embrasser ce soir et le serrer contre moi et jouer avec les draps du baldaquin. J’avais froid et il me manquait terriblement. Jamais je n’avais pu ressentir cela auparavant.C’était une chose inexplicable.

Après une bonne nuit de sommeil réparateur mais troublé par les incessantes images de George lors de mes rêves. Je pris mon petit déjeuner et me préparai pour partir. Je pris vite fait mon sac et mes affaires de travail, fermai la porte à clef et descendit là où ma voiture m’attendait. Une magnifique voiture de style Cadillac américaine noire que j’adorais et que m’avait loué George. Encore une fois il me surprit. Il a beaucoup de talent et il est surtout très intuitif. Je soupirais tout en faisant un sourire marqué. Il ne me restait plus que mille neuf cent quatre vingt dix-sept qualités à trouver. Journée qui commençait merveilleusement mais le manque de son être cher est quelque chose que j’avais préféré oublié ne serait-ce qu’aujourd’hui.

J’arrêtai la voiture dans un parking et pu admirer le fameux « Hollywood » sur cette magnifique colline si célèbre. J’en fût émue, tant le spectacle était beaux. Hollywood surpassait mon imagination. C’était comme un rêve, cela restera un des plus beaux monuments que j’ai pu visiter après les Pyramides de Gizeh lors de mon voyage en Egypte.
Cette admiration passée, je tournai ma tête vers la droite et là, mon sourire
s’effaça.

Une tour extrêmement imposante surplombait le bel « Hollywood ». Une tour
à la fois effrayante et fantomatique voire même énigmatique et dont la carrure de l’architecture laissait paraître un passé tragique. Cette tour très large portait encore une enseigne obsolète et de travers mais qui portait fièrement son nom : Le Hollywood Tower Hôtel.
Une tour dont la façade était totalement calcinée et teintée en un gris noir
inquiétant. Le haut de la tour s’ornait, à son extrême droite, une petite
coupole bleue foncée rongée par la moisissure et le temps. En aval de cette
tour, une sorte de scène composée de plusieurs petits bâtiments unifiés dont l’avant comportait une petite tour elle-même ornée de la même coupole bleue foncée. Le tout recouvert de petites fenêtres discrètes mais abondantes avec de temps en temps des fenêtres arrondis tel un morceau d’arche en vitraux. Encore plus bas, des bâtiments encastrés dans les autres avec un toit comme ceux des maisons. Des arches décoraient les différentes entrées de l’édifice ainsi que des palmiers flamboyant absolument magnifique. L’hôtel, malgré son vieil âge, conservait ses couleurs d’antan avec panache. Cet hôtel était magnifique, bien qu’hanté, il était superbe.

J’avais tout de même peur, c’est toujours cette impression que l’on ressent pour chaque travail sur le terrain. La peur qui vous envahi ! Car nous sommes des gens travaillant pour étudier les fantômes et nous passons pour des ennemis aux yeux de ceux-ci même si nous, nous savons que ce n’est pas vrai. Mais cela reste dangereux.

Je me rendais vers l’hôtel, je ne pouvais pas continuer le chemin en voiture car j’ai jugé ce chemin comme étant trop sinueux pour la longue Cadillac. Je
marchais une ou deux minutes avant de parvenir devant lui, ce majestueux hôtel. Il me surplombait, me contemplait de toute sa hauteur, se pavanait, frimait de sa beauté devant moi sans pour autant bouger. Je me disais que j’étais folle mais que dirait quelqu’un dans la rue s’il savait que je travaillais à l’Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux ? Je crois qu’il me jugerait comme telle. J’inspirais et expirait profondément avec une mine sérieuse vers les marches qui conduisait à l’entrée de l’hôtel. Une grande arche au-dessus de ma tête m’accueillait avec majesté. Puis j’arrivai devant l’immense porte d’entrée tout en verre dont les colombages en bois faisaient ressortir les dessins des vitraux. Au plafond se trouvait un immense lustre extérieur tout aussi sublime.

Hésitante je frôlais la porte de mes doigts et, dans un dernier souffle, j’ouvris la porte avec courage et force puis j’entrai avec furie. Je m’arrêtai net, laissant le silence faire son œuvre tout en étant dérangé par la porte qui se fermait derrière moi. Je n’avais jamais rien vu de pareille.
Un vaste hall soigneusement décoré où trônait une immense cheminée ornée d’une tapisserie rouge bordeaux couvert de poussières. Sur cette tapisserie figurait le sigle de l’hôtel : HTH. Elle était lourdement accroché sur le haut de la cheminée et surplombait un petit salon. Trois tables étaient disposées le long des grandes fenêtres où étaient disposés des épais rideaux toujours rouge terne. Une statue de chouette en plein envol se posait sur une colonne disposée sur le milieu de la pièce. Deux magnifiques réceptions en bois sculpté. Derrières elles étaient disposées deux tableau sur lequel des centaines de clefs reposaient. Des objets tel que des valises, des lunettes, des magazines ou encore des chapeaux ou des manteaux étaient dispersés dans la pièce.
Un spectacle couvert de poussière s’offrait à moi mais c’était magnifique. Je
sentais mon cœur battre, c’est la première fois que je ressentis une si vive
sensation quand j’étais sur le terrain.
Je secouai la tête pour me débarrasser de ses émotions inutiles qui pouvaient compromettre mon travail. J’avais auparavant trouvé des informations supplémentaires sur le mystérieux Hollywood Tower Hôtel.

Hollywood Tower Hôtel / Appendix (N°31)
Permis de construire n° 25844066013
Date prévue de livraison : courant 1929
Nom de l’Architecte : Théodore Faller
Hauteur : 55,78 mètres
Nombre d’étage : 13 étages
Nombre de chambres : 103

J’avais remarqué qu’il y avait beaucoup de similitude, le nombre 13 apparaissait sous toutes les formes, de quoi faire frémir. D’habitude, c’est un chiffre qui me portait bonheur mais dans le cadre d’un hôtel hanté il est fort possible que ce ne soit pas que du bonheur et de la joie. J’avançai d’un pas tout en regardant d’un œil expert les moindres recoins de la lugubre pièce. Tout y était beau et fantastique. Je notais tous les détails qui me semblaient importants. J’empruntai un petit couloir et arriva devant une sorte d’ascenseur. Une porte grise et grillagée menaçante ornée de deux petite fenêtres rectangulaire posées à la verticale. En haut, un magnifique cadran circulaire jaune vieillis par le temps. Il indiquait les chiffres des étages avec de très beaux caractères. En effet, il y avait bien treize étages. Je touchais et palpais la porte de l’ascenseur.

En voyant une espèce de digicode ornés de magnifiques boutons qui arboraient leurs destinations avec fierté, je me sentis mal à l’aise, mais j’essayais, le plus possible, de contrôler mes sueurs froides.
Quand j’approchai mon doigt pour appuyer un de ces boutons, un bruit de tonnerre retentit. Je sursautai, la peur m’avait envahi. Un bruit de pas s’approchait de moi. Je ne savais pas quoi faire, je paniquais.
-Il y a quelqu’un ? Qui êtes-vous ? Tremblai-je.

Un bruit de pas, puis une ombre surgit. Je hurlai de peur et d’effroi. Qui était-ce ?

Oh non, ce n’était pas possible ! Je courus, manquant de trébucher sur le
tapis persan puis sortit à l’extérieur de l’hôtel à la vitesse d’un guépard. Je
courus sur le sentier avec une telle rapidité et pris ma voiture puis je
m’enfuis. J’avais honte une fois dans la voiture, je me sentais lâche et
perdante. [size=12]Le Hollywood Tower Hôtel m’avait eu
. [/size]

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Besoin d'un pendu pour trouver ton nom ? Besoin de dessiner pour écrire ton nom ? Besoin de crier pour prononcer ton nom ? Besoin d'une voix cristalline pour entendre ton nom ?
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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Mar 1 Sep - 21:04

Chapitre 6

J’avais échoué lamentablement en ce jour. Pas de doute j’y retournerais demain et avec la ferme intention de ne pas me laisser faire. Je m’appelle Irissa Eclypse, membre de l’Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux et je n’ai pas le droit d’avoir la frousse, je suis déterminée et courageuse, non ! Je ne me laisserais pas faire. Arrivée à l’hôtel, je fis le point de tous ce que j’ai pu observer avec attention.
J’en conclus que le Hollywood Tower Hôtel est bel et bien hanté mais énormément d’éléments sur l’affaire manquaient. J’y réfléchis longuement avant d’entendre quelque chose vibrer suivit d’une petite sonnerie. Je reconnus mon portable. Je filais à toute allure pour le chercher. Je le trouvais enfin et vît que c’était George qui m’appelait. Je souris et décrochai :
-Allo ?
-Irissa ?
-Oui George ?
-Tu vas bien ? Je voudrais savoir comment s’est passé ta première journée.
-Et bien écoute mon chéri, tous s’est bien passés, il me manque beaucoup de choses, j’avance pour l’instant lentement mais sûrement. C’est une enquête qui s’avère difficile mais je gère.
-Parfait ! De toute façon, j’ai confiance en toi tu es la meilleure…Tu me manques, c’est dur le boulot sans toi. J’aimerais tant te serrer dans mes bras.
-Oui je sais, moi aussi mon amour mais tu as encore un peu moins de trois semaines à attendre. Courage ! Moi aussi j’ai confiance en toi.
-Il te plaît l’hôtel ma Riri ?
-Ma Riri ?... Oui ! L’hôtel est somptueux ! C’est magnifique, merci GeoGeo.
-Avoue que ça fait moins bien que Riri !
-Oui bon d’accord ! Je le reconnais mais si ça te fais plaisir de m’appeler
Riri, va-y !
-Je m’en doutais ma Riri ! Et la voiture ?
-Parfaite ! Tu as touché en plein dans le mille mon cœur. Je ne savais pas que tu connaissais autant mes goûts. Voilà qui va faciliter notre tâche.
-Je crois que j’ai de l’intuition et de la chance surtout, et je dois dire que cela me plait.
-Et hop ! Deux qualités en plus et un léger petit défaut, la liste des deux
milles va vite s’épuiser on dirait.
-Comment ça, un défaut ? Oh non ! Je ne crois pas que la liste va s’allégée. Ton corps, ton cœur et ton esprit reflètent encore pleins de choses que je n’ai pas encore vu, et cela prendra le temps. Mais nous, nous avons l’éternité.
-Oui George, l’éternité mais ne tarde pas mon chéri, dans moins d’un siècle nous ne seront plus là alors il faudrait peut-être se dépêcher (rires).
-Sans doute, mais nous nous aimons, c’est tout ce qui m’importe. Ma Riri chérie, je vais devoir te laisser, je suis épuisé. Je t’aime et je pense à toi. Bon courage pour la suite.
-Moi aussi mon amour, je t’aime. Tu es en moi et je pense aussi à toi. Au revoir.
-Au revoir !

Je n’avais pas osé lui dire ma lamentable fuite de peur des représailles et des moqueries que serait capable de faire George. J’avais à moitié avoué la vérité, et je n’en avais pas dit plus. C’était agréable d’entendre le son de sa voix. Ce fut un plaisir démesuré qui me redonna encore plus de force et de courage. Il me soutenait et sa petite voix au fond de moi me soutenait pour le reste de l’histoire.
Une douche bienfaitrice détendit mes muscles tendus par cette longue journée. Pendant que l’eau chaude me brûlait, je réfléchissais à mon plan d’attaque pour le lendemain. Pas question de repartir en courant telle une novice ! Je me séchais rapidement et me coiffait longuement avant de me jeter sur le lit pour dormir. Une nuit paisible et réparatrice.

Jeudi 29 octobre, j’étais dans la voiture m’offrant un petit tour de la ville
rapidement pour contempler ce magnifique quartier de Los Angeles qu’était
Hollywood. Mais je ne devait pas traîner, je fis vite demi-tour et arrivai
devant le petit sentier qui menait à l’hôtel. Il était là, toujours aussi imposant, terrifiant mais toujours aussi mystérieux et fantastique à la fois. Ce bâtiment était tous simplement magnifique, j’en avais des frissons. La terreur de la veille s’envola à la vue de l’édifice. Je pris le sentier d’un pas décidé et déterminé. Je poussai la porte. Même décors, ils n’avaient pas changés. Je les contemplais, sourire aux lèvres.
Mais, à ce moment-là, les portes se refermèrent derrière moi violement et d’une manière inhabituelle. Je sursautai, je courus vers la porte en essayant de l’ouvrir mais rien n’y fait, la porte ne cédait pas. J’étais prise au piège. Je me retournai en plaquant mon corps et mes mains sur la porte l’air paniqué.
J’étais tétanisé, que pouvais-je faire ? J’entendis un petit rire rauque
et énigmatique. Je ravalai ma salive, le cœur battant à la chamade.
-Ainsi donc, vous êtes revenue ! Dit la mystérieuse voix.

Cette voix ! Je l’avais déjà entendue quelque part. Je ne mis pas longtemps à comprendre que cette voix venait de mon rêve quelques nuits plutôt. Ainsi donc, c’était lui ! Cet homme surgit lentement d’un des couloirs. Il était vêtu du même costume rouge orné de coutures et de boutons dorés. Une sorte de casquette rouge avec un ruban doré qui entourait celui-ci.
Je vis enfin son visage, un visage fin au teint livide et aux yeux inquiétants
d’un marron profond. Un sourire en coin emplissait son visage de sadisme et de satisfaction. Des traits admirablement bien dessinés qui lui donnait un air
parfait. J’en fus bouche bée d’effroi et d’admiration à la fois. Je respirais
fortement me plaquant encore plus contre la porte. Les bras le long de son
corps, il avançait mécaniquement encore avant de s’arrêter. Mon sang ne fit qu’un tour dans mes veines : c’était le groom. Il ne me regardait pas,
mais à ce moment là, il tourna la tête vers moi me montrant encore mieux les traits de son visage. Son sourire resta figé. D’une voix mystérieuse mais douce à la fois, la même voix ensorcelante que celle de mon rêve. Il me dit:
-Je m’en doutais, je ne me trompe jamais. Il me semble que vous êtes Irissa
Eclypse, n’est-ce pas ?

Toujours effrayée, je n’osais pas répondre, je ravalai ma salive toujours tremblante. Tout en bégayant, je parvins à prononcer ces mots :
-Oui c’est bien cela, comment le…
-N’allons pas trop vite, je ne me suis même pas présenté, je m’appelle Philips Crossons, groom au Hollywood Tower Hôtel.
J’essayais de respirer tant bien que mal malgré la peur qui me paralysait. Il enchaîna tout en adoucissant son regard :
-Pardonnez moi chère Mademoiselle de vous avoir effrayée, vous vous posez certainement beaucoup de questions.

Je réussis à faire des phrases sans accrochages :

-A vrai dire, beaucoup oui. Je suis chercheuse à l’Institut de Recherche sur les Phénomènes Paranormaux, on m’a affectée ici… Je ne savais pas que…
-Ah oui, c’est vrai, vous êtes une chercheuse, j’ai oublié. Les phénomènes
paranormaux, c’est ça ! Et bien, mademoiselle vous aurez tout le temps
d’effectuer vos recherches.
-Vous êtes bien aimable Monsieur Crossons, je vous suis entièrement reconnaissante. Je vous promets de ne rien déranger.
-Je voulais dire par là, Mademoiselle, que vous resterez ici pendant très longtemps, l’éternité peut-être.

Ces paroles me glacèrent d’effroi car le groom ne semblait pas rigoler. Toute
l’éternité ? Oh non, j’étais prisonnière ! J’allais être enfermée,
par quoi ? Une espèce de groom dont j’ignorais tout. J’étais incapable de
répondre, tant j’étais effrayée. Je ne savais pas que ces récits là pouvaient
être vrai ! Nous sommes dans le monde réel ! Non ce n’est pas possible !
Non ! Pitié, ce n’est qu’un rêve. Je me retournai violemment essayant en
vain d’ouvrir les portes. Elles étaient bloquées, impossible de les ouvrir. Je
me plaquais à nouveau sur elle, tout en commençant à pleurer. J’avais peur,
qu’allais-je faire ?
Son visage changea d’expression et tout d’un coup une voix faisait échos dans l’hôtel et disait :
-Philips ? Que se passe-t-il ?
-Irissa Eclypse, je vous l’avais dit Madame, elle est revenue.
Soudain, une lueur blanche quasi-fantomatique comme dans les représentations divines apparut. Des milliers d’étincelles furtives éclatait dans une auréole qui prenait une forme humaine. Des milliers de petites lumières venaient et s’éteignaient aussitôt comme les étincelles d’un feu. Et après, une lumière soudaine et vive, une femme apparut.
Une femme au corps sculpté à merveille, habillée d’une magnifique robe blanche nacrée moulante et décolletée. Une chevelure rousse foncée volumineuse et frisée légèrement. De beaux yeux bleus en amande et des lèvres fines, joliment dessinées maquillées d’un rouge à lèvre profond. Un visage parfait dépourvu de rides et d’impuretés. Un sourire magnifique révélant des dents blanches et un regard doux et gentil. Elle me sourit et s’approcha de moi tout en regardant le groom.

-La pauvre ! Mon Dieu, Philips, arrêtez donc de l’effrayer ! Elle est
déjà assez tétanisée comme ça, dit-elle en se retournant vers moi et en tendant une main, Bonjour, je suis Claire, Claire Poulet, actrice. Je suis enchantée de vous rencontrer.

Je lui pris sa main, hésitante et la serra doucement en lui adressa un sourire
crispé. Puis elle me renvoya un autre sourire comme pour me rassurer. Ce qui était vain. Puis tout d’un coup, une deuxième lumière blanche aussi vive que la première. Mais là, ce fut un homme qui apparut. Un bel homme grand et droit. Un visage aux traits marqués et crispés qui lui donnait une allure de chef et de type autoritaire. Des yeux presque cachés aux couleurs sombres. Des sourcils épais et brun de la même couleur que ses cheveux cours parfaitement coiffés. Une bouche menaçante surmontée d’une moustache fine tout aussi bien entretenue. Il était habillé d’un costar cravate impeccable. Il se roulait une cigarette et m’adressa un regard surpris. Il me parla en toute courtoisie :
-Vous devez être Mademoiselle Eclypse, je présume. Mon nom est Gilbert Londons, acteur à Hollywood. Philips nous a beaucoup parlé de vous.
-Monsieur, si je ne m’abuse, le terme « beaucoup parlé » est légèrement
exagéré, répondit le groom, comme une objection.
-Puisque vous le dites ! Répondit Gilbert, indifférent.

Claire,reprit la parole doucement :
-Et maintenant que vous l’avez enfermée, que va-t-il se passer ?
-Rien du tout Madame, elle restera ici, c’est une chercheuse qui risque de nous attirer des problèmes. Il en va de notre sécurité et de celle de l’hôtel. Et maintenant qu’elle nous a découvert, je ne veux pas qu’elle aille raconter des histoires. C’est bien trop dangereux, dit Philips.
-Mais ce n’est pas du tout mon intention, repris-je
-Oh ! Je vois, et bien Mademoiselle Eclypse, puisque vous allez rester ici pendant un certain temps, il faut tout de même savoir pourquoi nous sommes là, je penses que vous vous posez certainement la question, répondit Claire.
Je répondis tout en tremblant :
-Et bien, oui je crois.

Tout d’un coup une troisième puis une quatrième et encore une cinquième auréole blanche qui apparurent comme des flashes. J’en sursautai. Trois personnes apparurent, une femme imposante et assez ronde habillée de vert, un visage rond et menaçant avec des lunettes sur le bout du nez, une petite fille très jolie avec des nattes blondes, un petit visage emplit de douceur et habillée d’une robe rose et enfin un petit groom l’air malicieux et gentil avec des lunettes. Ils dirent tout trois en même temps :
-Mais enfin ! Que se passe-t-il ?
-C’est Irissa Eclypse, dit Claire.
-Et bien qu’attendez-vous ? Présentez-vous ! répondit furieusement Gilbert aux trois autres personnes
La petite fille blonde sautillait vers moi et me fit une gracieuse révérence :
-Je m’appelle Sally Shine. Ravie !
Le petit groom s’approcha de moi et fit une révérence solennelle :
-Je suis Dewey Todd, pour vous servir !
Puis ce fût le tour de la dame en vert :
-Mon nom est Patridge, Emeline Patridge, gouvernante de Mademoiselle Shine. Enchantée de vous rencontrer.
-Moi de même.
Je me calmais peu à peu même si la peur ne s’était pas encore dissipée. Sally, la petite fille blonde s’arrêta de sautiller et s’avança lentement vers Philips. Celui-ci resta figé se contentant de tourner la tête vers le bas pour regarder Sally d’un œil interrogateur. La fillette demanda :
-Allons-nous lui raconter ce qui s’est passé ? Maintenant qu’elle est prisonnière et qu’elle travaille sur les phénomènes paranormaux, elle pourra peut-être nous aider.
Philips,redressa la tête et ramena sa main pour frotter son menton du bout des doigts. Il réfléchissait. Moi, toujours plaquée à la porte, j’observais la scène totalement stupéfaite. « Si seulement l’Institut entier avait été
là » pensai-je. Philips reprit.
-Et bien, pourquoi pas ? Après tout, nous avons tous essayé. Mademoiselle
Eclypse, pouvez-vous, s’il vous plaît, prendre place ?

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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Lun 7 Sep - 20:09

Chapitre 7


Il me montra un des fauteuils du grand hall de l’hôtel. Surprise, je me détachais et avançait tout doucement comme pour m’éviter de tituber. Tous les six me fixaient, je les regardais avec un regard confus et apeuré. Je m’installai en toute douceur et attendis la suite. Gilbert déclara :

-Claire ? Veux-tu conter l’histoire ? A moins que Monsieur Crossons ne veuille la raconter lui ?
-Non ça ira bien comme cela, laissons Madame, elle a un don pour raconter les histoires, répondit Philips.
-Je vous remercie les garçons. Irissa…Oh excusez-moi ! Dois-je vous appeler par votre nom ? demanda Claire
-Non, vous pouvez m’appeler Irissa, maintenant que je suis enfermée ici,
épargnons-nous les politesses, répondis-je, ironique.
-Parfait, Mademoiselle Irissa nous ne sommes pas réels, en tout cas, pas au sens littéral du terme, enfin c’est ce que nous pensons. Comme vous devez le savoir en effectuant vos recherches sur l’hôtel, l’ascenseur a été frappé par la foudre et nous étions dedans. C’était tout à fait horrible, cette lumière blanche était si vive qu’elle brûlait nos yeux. Puis nous avions fait une chute, une longue chute. Nous avions sentis nos cœurs se soulever. Dans un fracas étourdissant, nous avions atterrit là, au même endroit mais l’hôtel avait changé. Il n’était plus le magnifique et le luxueux hôtel d’avant. Nous pensons que nous avons atterrit dans une autre dimension, comme si nous avons voyagé dans le futur. Dites-moi Irissa, en qu’elle année sommes-nous ?
-En 2009 Claire, répondis-je.
Je me retournai étonnée, je vis Gilbert qui donnait en grognant un billet à Dewey, tout heureux.
-Ils faisaient un pari ! Lança Emeline, furibonde.
-Et bien nous avons vu juste n’est-ce pas Gilbert ? Plaisanta Claire.
Gilbert grogna et croisa les bras, mécontent. Claire fît un petit rire et repris :

-Nous pensons que nous ne sommes pas réels car nous n’éprouvons aucune faim, ni aucune soif. Rien du tout, pendant un moment, nous avons pensé que nous étions morts. Mais puisque nous sommes là, nous en sommes à dire que nous sommes encore vivants mais métamorphosé en une sorte d’esprit où de fantôme dans une nouvelle dimension.
-La quatrième ! Chuchotais-je
-Pardon ? demanda Claire.
-La quatrième dimension ! Les scientifiques avaient vu juste. Ecoutez Claire, je pense que l’ascenseur est un portail vers le futur. Une fois la matière ou la personne envoyée dans un flux temporel, elle ressentira une sensation bizarre pendant son séjour. Je pense que c’est ce qui vous est arrivé.
-C’est fort possible, dit Philips, songeur.
-En tout état de cause, nous allions à une soirée pour Halloween, dit Claire, au Tip Top Club, le 31 octobre 1939. Halloween est le jour où le monde des vivants et celui des morts communiquent, il y aurait-t-il un lien ? Pouvons-nous emprunter le portail vers le futur à n’importe quel moment ? Oh mon Dieu, j’ai l’impression de croire à ces stupides histoires que nous racontait nos parents, étant jeunes, rigola Claire.
-Cela peut paraître bizarre en effet Claire, mais je pense que ça n’aurait pas pu marcher sans cette date fatidique. Enfin, ce n’est qu’une théorie. Mais il me semble que c’est la plus probable. Mais j’y pense ! Le portail est ouvert
et cela fait maintenant 70 ans ! N’avez-vous pas essayé de retenter ce qui
vous est arrivé pour voir si vous pouviez retourner en 1939 ?
-Et bien, Mademoiselle Irissa, nous ne savions pas que c’était un portail pour le futur, enfin nous y avons songé mais nous ne nous y sommes pas attardé là-dessus. Pour ce qui est de retenter l’expérience, nous avions essayé mais en vain. Nous n’arrivons pas à faire démarrer l’ascenseur, il est en panne. Le seul qui le peut ici, c’est Philips, mais…
-Je suis un fantôme, coupa le groom.
Je me retournais, le regardant totalement bouche bée. Un fantôme ? J’étais à la fois effrayée et heureuse ! J’avais enfin trouvé quelque chose, mais de
toute façon je n’allais pas pouvoir sortir, ma découverte restera secrète. J’en fus attristée vraiment, j’ai pris conscience à ce moment là que je n’allais plus revoir George, ni Suzan, ni Pattenrond. Je me sentais mal à l’intérieur, mais la fascination que me faisait ressentir le groom prenait le pas sur la douleur. Il tourna sa tête vers moi et me regarda avec des yeux durs mais tendres à la fois. Il était magnifique, mon cœur battait. Je retrouvais la même sensation que j’avais éprouvée lors de ma rencontre avec George, mais en plus intense, en plus fort. Oh non ! Voilà que j’étais tombé AMOUREUSE d’un fantôme, mon cœur me faisait mal et se déchirait entre deux camps. Les larmes me venaient qu’allais-je faire ? Je n’allais plus être la même. Je me retenais essayant de garder mon sang froid. Philips s’avança vers nous et s’assit sur le canapé en face de moi. Je pus voir encore mieux, son sublime visage.
-Tout matière vivante je peux la toucher normalement, mais je ne peux toucher les objets. Je n’ai mes sens sensoriels que en contact de personnes ou d’animaux mais pour eux je n’en suis pas sur. Voyez plutôt…Enfin, puis-je ?

Il me tendit la main, sans me toucher par pure politesse. J’hochai la tête avec un sourire non dissimulé pour lui faire comprendre qu’il pouvait me toucher. Il me prit le poignet, une sensation exquise et froide m’envahit. J’aurais prié pour qu’il n’enlève jamais sa main. Puis il la dirigea vers une paire de lunette. Sa main traversa l’objet en toute transparence comme un courant d’air. Je me croyais dans un film. Il fit bouger ses doigts mais rien ne fut. L’objet resta immobile. Pourtant, un détail me tracassait :

-Mais vous, Emeline, Dewey, Claire, Sally et vous Gilbert ? Vous ne pouvez pas réparer l’ascenseur sous les ordres de Philips ?
-Nous avons beaucoup trop peur, nous ne voulons pas toucher à cet ascenseur tant qu’il n’est pas sûr au maximum, me répondit Dewey, De plus, nous avons peur du courant électrique qui pourrait être dangereux, surtout si c’est un des éléments nécessaire au portail.
Sally sautilla à nouveau et s’assit à côté de moi.
-Tu pourrais nous aider Irissa ? Tu es pour nous, notre seul espoir.
Elle me fit un petit sourire enfantin, qui me fit fondre. Mais avant même que j’ai pu répondre, Emeline cria :
-Sally ! Voyons, n’importune pas Mademoiselle Eclypse. Et elle nous aidera seulement si elle le voudra.
-Emeline, puisque je suis enfermée ici…,répondis-je.
-Surtout ne voyez pas en cela une tentative pour vous faire du mal ou par plaisir de vous emprisonnée, nous prenons nos dispositions et il en va de notre sécurité. Et puis, comme le disait Mademoiselle Shine, vous êtes notre dernier espoir me coupa doucement Philips.
-Non, je comprends, lui répondis-je avec un sourire décontracté qui montrait ma soudaine excitation, je vais faire mon possible, je vous le promet.

A cet instant, Sally me sauta à mon cou et me serra fort dans ses petits bras roses. Je la serrais avec tendresse sous le regard souriant et amadoué de Claire. Quand Sally me lâcha. Je ne pus m’empêcher de poser une question :

-Philips, pourquoi ou comment êtes-vous devenu …fantôme ?
-Et bien ma sœur Carolyn Crossons était une cliente de cet hôtel, une fidèle
cliente puisqu’elle y venait tous les ans depuis son ouverture. Voyant que
j’avais obtenu mon diplôme d’hôtellerie et de restauration, elle a pu me
trouver un emploi ici. Je suis groom, comme vous pouvez le constater, mais mes « talents » de mécanicien faisait que, parfois j’étais affecté à la
réparation de l’ascenseur. Et ce fameux jour où la foudre est tombée, j’ai dû
courir d’urgence pour réparer les dégâts causés. Mais en manipulant le réseau électrique, je me pris une décharge et sombra. J’étais mort mais je m’en suis aperçut que lorsque je me suis réveillé, dans cette époque. Je ne pouvais pas toucher les objets. J’avais des visions aussi, de ce qui allait se produire cinq minutes plus tard, puis quinze etc…Jusqu’à un moment où je pouvais contrôler ce pouvoir au moindre de mes désirs.
Je ne répondis pas, tant j’étais fascinée.
-Vous semblez surprise Mademoiselle ? Me demanda Philips en plaisantant.
-A vrai dire oui ! Je dois dire que c’est impressionnant pour moi de
rencontrer un vrai fantôme. J’ai attendue vingt ans avant de trouver ce que je cherchais. Je ne trouvais jamais rien, ou presque. Mais là, je dois dire que
c’est impressionnant ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis comblée.
Philips m’adressa un sourire. Il fit un signe de tête à Dewey. Celui-ci hocha la tête et s’avança vers moi avec un grand sourire :
-Mademoiselle Eclypse, il est tard maintenant ! Voulez-vous que je vous accompagne dans votre chambre ?
-Et bien ce ne sera pas de refus puisque je ne pourrais pas la trouver moi-même. Le problème c’est que je n’ai pas mes affaires.

Philips renouvela son sourire en coin si charmant et me répondit avec fierté :

-Ceci ne sera pas un problème, attendez un petit quart d’heure Mademoiselle.
Je fus surprise et avant même de pouvoir répondre, Gilbert mit son doigt devant sa bouche pour simuler un « chut ! ». Je m’exécutai regardant avec interrogation Philips.
Celui mis ses mains sur la table .Malgré le fait qu’il ne pouvait toucher les objets, il pouvait poser ses mains dessus mais pas les prendre d’après ce que j’ai pu comprendre. Il redressa sa tête et ferma les yeux. La pièce fut plongée dans un profond silence. Après deux à trois minutes de méditation qui semblait intense, Philips rouvrit les yeux mes fit un sourire. Puis j’attendis, j’attendis avant d’entendre un bruit de sonnette qui me fît sursauter.
-Dewey ? Pouvez-vous chercher les affaires de Mademoiselle Eclypse s’il vous plait ? demanda Claire gentiment.
-Bien sur ! répondit Dewey
Je vis la porte s’ouvrir en attendant, interloquée, de voir si mes affaires
étaient là. En effet elles étaient posées sur le tapis parfaitement rangées,
j’étais étonnée voire abasourdie. Comment étais-ce possible ? Philips me
vit, complètement impressionné effaré :
-Vous cherchez peut-être une explication ? Ria-t-il.
-Et bien, j’aimerais bien, oui, répondis-je.
-Je n’ai pas seulement le pouvoir de voir dans le futur mais j’ai hérité aussi d’un pouvoir du contrôle des pensées. Mais je ne sais pas à quoi c’est dû. Vous vous souvenez peut-être de vos rêves…
Mon sang fut glacé. Ainsi donc c’était lui ? Celui qui m’avait inspiré
troubles et réflexions. Une seule question me tracassait : pourquoi ?
Philips reprit sa phrase voyant mon regard interrogateur.
-J’ai infiltré vos rêves quand j’ai su que vous alliez venir, je voulais vous
épargnez ça…Vous êtes si….Excusez-moi, je voulais vous faire peur, mais ça n’a pas marché. Je pensais qu’en vous embrassant ou en tuant votre…ami d’une manière illusoire vous auriez compris. Je me suis dit que vous, en voyant que j’étais un groom, ferait le lien avec l’affaire du Hollywood Tower hôtel qui vous a été confiée. Mais j’ai vu que cela n’allait pas marcher malgré mes deux tentatives mais j’ai essayé quand même, le futur peut changer, je ne crois pas que mon pouvoir soit infaillible. Je peux m’introduire dans les esprits des gens et les manipuler. Je n’avais cas demander au directeur de l’hôtel où vous étiez et lui « demander » de vous amener vos affaire. J’ai vu dans le futur que vous avez prononcé son nom, je n’avais cas penser très fort à lui et à s’introduire dans ses pensées. Mais ce pouvoir m’est encore inconnu, je pense que c’est un pouvoir dangereux que je n’utilise que très rarement.

Il me fit un sourire en rehaussant ses sourcils comme pour s’excuser. Moi j’étais stupéfaite, en colère ! D’abord, il s’était introduit dans mes
pensées et ensuite il m’enfermait ! Devais-je accepter ça ? Je fus
rouge de rage. Je me levais brusquement, les lèvres pincées. Je regardais tout le beau monde avec furie. Ne sachant que dire je préférais aider Dewey à porter mes valises et le suivais vers ma chambre en envoyant un regard noir.
Je ne me retournai pas, marchant en trombe tout en veillant à ne pas dépasser Dewey. Les couloirs garnis de tapis rouge aux contours dorés étaient somptueux. Les murs recouverts de papiers peint d’une jolie couleur dorée dont les petites lampes accrochées faisaient ressortir l’aspect « Or » du papier, montrait le luxe et la richesse de l’hôtel. Quelques tableaux de peintres sûrement très célèbres à l’époque y étaient suspendus. Ces magnifiques décors calmaient un peu le feu de ma colère. Nous arrivâmes devant la porte de ma chambre. Dewey me fit un sourire triste mais amical. Je le lui rendis car il n’était pas responsable. Il était gentil. Il ouvrit la porte et installa mes valises, en revenant il me dit :

-Voilà, Mademoiselle Eclypse, j’espère que vous serez bien installée ! Je vous laisse la clef. Ah oui, j’oubliai, elle sont très bizarre vos valises !
Je rigolai, ce qui m’apaisait encore plus. Dewey me fit un signe avant de me
souhaiter bonne nuit. Avant de rentrer dans ma chambre, je vis Claire courir
vers moi. Elle ressemblait à une mariée déambulant dans un couloir, de loin.
Elle arriva et me fit un grand sourire avant de me parler sérieusement :
-S’il vous plait Irissa, pardonnez-lui ! Il voulait notre bien à nous mais aussi
le vôtre. Je comprends votre réaction, mais il ne voulait pas vous blesser.
Quand il parlait de vous, il semblait fasciné, troublé. Il voulait absolument
vous protéger, il en était même en colère de ne pas pouvoir. Il ne vous connaissait pas encore mais il paraissait complètement fou de vous. Parfois, il était triste et en colère comme si quelque chose de terrible allait se produire. Il nous a dit qu’il y allait avoir quelque chose d’affreux qui va se passer et qu’il n’arrivait pas à voir le futur plus loin. Il en était frustré ! Irissa, cela fait 70 ans que je le connais maintenant, je ne l’ai jamais vue comme ça. Son pouvoir est encore flou d’après ce qu’il m’a dit. Mais même avec ce doute, il en était malade. Par pitié excusez-le, c’est un homme adorable et charmant.

Je soupirais, tout de même troublée. Je restais pendant un petit moment, songeuse. Après tout, Claire avait peut-être raison. Je ne suis pas rancunière. J’avais l’impression de connaître ces gens depuis des années, et pourtant cela ne faisait que un seul et unique jour que l’on se connaissait. Ils étaient tous charmants, même si j’étais prisonnière, il m’avait accueillis avec chaleur et courtoisie. Ils n’étaient pas méchants. Je décidai de pardonner à Philips.
-Oui Claire, je le pardonne.
-Merci Irissa !
Elle me fit un câlin tendre que je rendis avec autant de délicatesse.
-Désolée Irissa, cela ne se fait pas mais comme vous allez faire partie, entre autre, de notre fausse famille, rigola Claire.
-Ah bon ? Pourquoi fausse ?
-Et bien Gilbert et moi sommes fiancés, Dewey n’a aucun lien avec nous, il est simplement notre groom, Sally et Emeline étaient en vacances ici, les parents de Sally sont partis plus loin en Californie, ils voulaient le meilleur pour leur fille et puis il y a Philips. Cela fait longtemps maintenant et comme nous ne vieillissons pas, nous avons créé des liens pendants toutes ces années, on peut nous caractériser de grande famille. Vous allez en faire partie !
Vous verrez, vous vous sentirez bien au moins le temps qu’il faudra avant que l’on rentre chez nous.
-Ne vous inquiétez pas j’y veillerais. Vous savez, vous pouvez me tutoyer, dans notre époque on est ….on va dire…plus décontractés, rigolais-je à mon tour.
-Curieux ! Mais si cela est votre souhait, il n’y a aucun problème. Bonne nuit Irissa.

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J'ai l'impression de flotter entre peur et tragédie Ce n'est qu'une histoire, ce n'est qu'un rêve Je ne te dit pas au revoir, il n'existe aucune trêve
Besoin d'un pendu pour trouver ton nom ? Besoin de dessiner pour écrire ton nom ? Besoin de crier pour prononcer ton nom ? Besoin d'une voix cristalline pour entendre ton nom ?
Je n'ai recours à aucun artifice pour savoir qui tu es
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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Mer 11 Nov - 13:21

J'hésitais à poster la suite vu le peu de succès mais bon au moins ça me fait plaisir de la voir sur le forum.
Chapitre 8


Elle me fit un sourire et disparut dans une lumière blanche typique de son apparition. Je soupirais à nouveau. Mais où étais-je tombée ? Je croyais être dans un rêve et que j’allais me réveiller mais j’avais beau me pincer le bras aussi fort que je le pouvais, mais rien, c’était bien le monde réel. Je respirais un bon coup, je n’avais pas l’impression de prendre conscience de la tournure de ma vie, de prendre ce qui m’arrivait à la légère. Mais au fond de moi, une aiguille me perçait le cœur petit à petit. Je venais de tout perdre, peut-être à jamais. Je poussais lentement ce qui allait être ma porte. Je rentrai, les larmes aux yeux, mais ce que je vis les fis sécher rapidement. Je restai là, hypnotisée, lâchant, sans le faire exprès, mon sac qui retomba avec fracas. Ma chambre ! Encore plus belle que celle de mon hôtel, loin de là. Imposante, élégante dans des tons sombre virant du gris au blanc. Un immense
lit aux draps gris avec des motifs abstraits parfaitement lisse dépourvus de plis. Il y était posé des coussins blancs avec des jolies roses rouges dessinées.
Derrière, une immense tête de lit en tissus rembourré blanc crème qui était bordée d’un joli bois de chêne verni. Un colossal ciel de lit gris sur lequel était cousu les mêmes roses rouges. Une petite coiffeuse dont les tiroirs étaient pourvus de poignées dorées trônait prés du lit et son grand miroir en faisait une merveille d’antiquité. Une petite table de chevet en chêne verni rappelant la bordure du ciel de lit. Des lampes murales éclairaient la pièce d’une jolie lumière tamisée. Un grand tableau ornait un des murs et représentait le Hollywood Tower Hôtel, mon regard s'y attarda longuement avant de le poser sur un grand canapé blanc et un bureau toujours en chêne avec des tiroirs aux poignées assortis à celles de la coiffeuse et de la table de chevet. Devant le lit et ce, sur tout le centre de la pièce, un immense tapis aux coutures dorées et aux motifs raffinés. De jolis rideaux gris et blanc aux quatre longues fenêtres et un immense lustre blanc au centre du plafond rendait cette pièce encore plus belle. Des tons peut-être sombre mais la façon dont ils étaient travaillés donnait un côté sublime et raffinée à cette chambre, et puis de toute manières c’était l’époque, mais moi j’adorais ce style.

Ces décors me donnèrent du baume au cœur. Je vis sur un coin du bureau un plat avec des fruits. Je mourrai de faim, je me jetai dessus et les mangeai presque tous. J’allai dans la salle de bain, banale pour une femme de New York, mais je savais qu’à l’époque c’était une vraie révolution.

L’eau chaude me fis du bien et détendit mes muscles et mes nerfs et après mettre mise en tenue de nuit, j’allai à la fenêtre et m’installai sur le rebord. Je regardai le paysage, le paysage Hollywoodien. Les projecteurs, les néons lumineux et les immenses grattes ciels m’inspiraient une certaine mélancolie,
j’avais l’impression d’être dans une époque dans une autre. Je posai un œil sur ma chambre qui me décrocha un sourire qui fit évanouir mon sentiment de nostalgie. Je pensai à mon chat, mon Pattenrond qui devait se sentir seul, il me manquait, j’avais envie de le serrer dans mes bras et le caresser. Sa petite fourrure rousse me manquait je voulais voir sa petite tête féline, la regarder
longtemps et lui prouver que je l’aimais. Il allait rester seul et sans maître. Je pleurai, mes larmes chaudes dégoulinèrent sur mes joues. Je les essuyai sur le revers de la manche, mais elles revenaient aussitôt. Je ne voulais pas qu’il soit seul en refuge loin de sa maîtresse qui l’aimait, il ne saurait même pas ce qui lui était arrivée à sa pauvre maîtresse. Je tremblai, c’est comme si il mourrait devant moi. Je n’allais plus jamais le revoir. Je fondis en larme, dans des sanglots douloureux. Et puis je pensai à George, j’avais eu la chance d’aimer et d’être aimé, d’être une princesse dans une idylle. Comment allait-t-il vivre ma disparition ? Que va-t-il devenir ? Je voulais le voir lui aussi, le serrer aussi fort que je pouvais, l’embrasser aussi. Je voulais toucher ses cheveux, sa bouche et tous le reste de son corps. Je voulais qu’il soit avec moi ce soir pour combler un certain manque dans mon cœur qui avait préparé une place pour lui. Trop dur, c’était trop dur et l’excitation d’avoir trouver ce que je cherchais ici ne suffisait pas à calmer ma tristesse. Je me sentais seule, perdue dans une prison dorée. Je mis ma tête entre mes genoux et pleurai à chaudes larmes. Et après une heure, une heure et demie de sanglots incessants j’entendis quelqu’un qui toquait à ma porte. Je dis à ce « quelqu’un » qu’il pouvait
entrer. Quand la porte fut entrouverte j’essuyai mes larmes, une nouvelle fois, sur le revers de ma manche et accueillis le visiteur. C’était Philips dans son magnifique costume de groom. Il me figea sur place par sa beauté. Son regard triste et plein de prières me donnait envie de courir vers lui et de
l’embrasser. Mais mon regard se posa sur une sorte de chat roux. Un chat sale et complètement fatigué. Malgré ce macabre pelage je reconnus Pattenrond. Je sautais sur mes pieds et accourus vers Philips et pris Pattenrond avec douceur et tendresse dans mes bras. Philips me le céda avec délicatesse.

-Philips ! Mais…Comment ? M’exclamais-je
-J’ai réussi à le ramener, mon pouvoir marche aussi sur les animaux apparemment. Mais il est très fatigué, j’ai dû user de milles stratagèmes pour qu’il arrive ici, de New York.
-Merci Philips ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me touche ! J’avais vraiment peur pour lui.
-J’ai vu que vous étiez triste, Mademoiselle Irissa et…et cela m’est…insupportable.

Je le regardai le regard attendrit. Je posais délicatement Pattenrond dont les coussinets étaient meurtris par son long voyage, sur le lit. Il tomba aussitôt et s’endormit profondément. J’embrassai sa fourrure et le caressa longuement. Je restai auprès de lui oubliant Philips. Celui-ci resserra ses mains ce qui fit un son de frottement entre ses gants. Je redressais ma tête. Philips resta planté, debout presque impassible, il me dit cependant :
-Irissa, je tenais à m’excuser de vous avoir mise en colère voire même de vous avoir blessée… Je ne voulais pas…
-Philips…Puis-je vous tutoyer ?
-Mais oui bien sur Mademoiselle, si vous le voulez …
-Dans ce cas tutoie-moi, toi aussi.
-Et bien…Je ne sais pas si…D’accord, répondit-il, gêné.
-Philips je sait que tu as fait de ton mieux pour protéger Claire, Gilbert, Sally,
Emeline et Dewey, j’aurais fait la même chose. Je te pardonne d’avoir user de tes pouvoirs car c’était nécessaire. Claire m’a dit beaucoup de chose sur toi et tu dois être quelqu’un de bien ça j’en suis sure. Même si je suis prisonnière, je suis heureuse d’être tombée sur un gardien de prison comme toi,
rigolais-je.

Il rit aussi. Je me levai et m’approcha de lui. Je lui adressai un regard plein de tendresse et d’affection. Je le pris dans mes bras délicatement. Je sentis tous ses muscles se tendre et se contractés. Je le sentais mal à l’aise mais je continuai à le câliner amicalement. Il serra les poings et redressa ses bras tout doucement avant des les poser sur mon dos. Ses mains me firent une sensation si agréable que je n’avais aucunement envie qu’il me lâche. Puis je sentis son menton se poser contre ma tête. Nous restâmes comme ça pendant un certain temps puis nous nous lâchâmes et nous nous regardâmes gentiment. Il me souhaita de passer une bonne nuit et partit. Je posai ma main sur mon cœur qui battait avec violence.

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MessageSujet: Re: Hollywood Tower Hotel: L'Histoire d'Irissa Eclypse   Mer 11 Nov - 13:30

Chapitre 9



Impossible de décrire les sentiments que j’avais pour lui tant ils étaient forts et puissants. Des sentiments de compassion qui ne frôlait pourtant pas la pitié. Mon amour pour lui était étrange mais si agréable. Je sentais en lui un homme charmant, doux et attentionné. Sous ses airs de groom maléfique et démoniaque qu’il avait prit les premières secondes de notre rencontre, il se cachait un homme si beau, si attachant qui faisait battre mon cœur à la vitesse d’une montagne russe. Je l’aimais d’un amour emplit de passion, de tendresse, j’avais envie de le lui dire. Les coups de foudre existaient et certains d’entre eux sont des véritables tornades. A ce moment là, je repensai à Suzan. Mon amie chère qui me manquerais énormément et auquel je souhaitais beaucoup de bonheur pour la suite de sa vie et que, même si j’étais loin d’elle, je serais auprès d’elle et qu’elle sera à jamais au plus profond de mon cœur et de ma vie. Je penserais à elle autant de fois qu’il le faudra pour que la flamme de notre amitié ne s’éteigne jamais même si j’allais être, pour elle, disparue.

Je câlinai encore Pattenrond qui dormait à pattes fermées. Il était exténué, je le voyais car son ventre se gonflait, se dégonflait rapidement, il était essoufflé. Je pris place dans mon lit et m’endormis, des songes, des souvenirs, des regrets, des joies pleins la tête. Je rêvais de ma vie, de tout les moments que je n’avais jamais oublié. Ces souvenirs cachés et encrés au plus profond ma mémoire. Aujourd’hui, je ne les effacerais pas, mais je devais les laisser en suspend comme un film qui se finissait tragiquement.

Je me réveillai grâce à la lueur du soleil qui s’infiltrait par les fenêtres. Je
restai un long moment les yeux ouverts, tête couchée sur l’oreiller, une main sur le rebord de la couverture. Je contemplait le soleil, du moins sa lumière. C’était agréable de se lever avec une si jolie clarté. Je me levai finalement :
-Pattenrond ? Dis-je avant de faire quelques appels de langue.

Doucement, j’entendis des petits bruits sur le tapis et en un éclair, je vis mon chat bondir sur le lit et me rejoindre. Il se frotta contre moi. Je le caressai avec amour. J’examinai ses coussinets qui semblaient s’être rétablis. J’en fus rassurée et lui fis un bisou sur sa tête. Je jouais un petit peu avec lui avant de me lever complètement.

Sur le bureau, la même coupe de fruit que la veille mais à nouveau remplie. J’avais pourtant tout mangé hier soir. Je n’y prêtai pas attention et me jeta sur les fruits. Puis après une longue toilette et un habillage rapide mais raffiné, j’ouvris la porte. Je tournai la tête à gauche et à droite : il n’y avait personne. Je marchai lentement dans le couloir éclairé par les lueurs matinales avant de rejoindre le hall, vide lui aussi. Je m’assis sur le canapé et attendit en pianotant sur mes genoux avec mes doigts. Je vis mon chat sur le « qui-vive » qui se demandait où il était. Je riais car, le pauvre
matou, n’a pas vu dans quel endroit il était tombé la veille à cause de sa
fatigue. Il s’y habitua finalement très vite et sauta sur le canapé et se
coucha auprès de moi. Je n’attendis que cinq minutes avant que Philips apparût. Il m’accueillit avec son teint livide mais rougi légèrement. Il me fit un sourire qui me fît frémir :
-Bonjour Mad…Irissa.

Le voir prononcer mon nom avec sa voix, m’enchantais et me fît décrocher un sourire que je lui adressais en toute sympathie.
-Bonjour Philips.
-Avez-vous bien dormie ? demanda-t-il avec attention.
-Et bien, malgré les nombreux rêves qui m’ont assaillie, j’ai dormis comme un loir. Et vous Philips ?
-Oh vous savez …..Je suis un fantôme, le sommeil n’est…on va dire, pas
important. A vrai dire, je ne dors jamais.
-Oui, je le sais, je m’amusais juste à poser la question, rigolais-je.

Il me sourît et riait doucement avec moi. Son rire était sublime, un rire qui
réchauffe les cœurs et les esprits. Je ne pus m’empêcher de sourire encore plus tant il était attachant et plein de charme. Mais nos hilarités furent
interrompues car les cinq ombres blanches apparurent :
Claire toujours aussi souriante, Gilbert souriant lui aussi, Sally toute heureuse, Emeline qui regardait ce qui l’entourait avec tendresse et Dewey droit et fier comme le ferait un militaire. Je leur souris à mon tour. Claire me posa la question :
-As-tu bien dormie Irissa ?
-Oui, bien merci…
-Tant mieux ! Mais cela ne m’étonne pas, on dort bien ici. N’est-ce pas
Gilbert ?
-Ah ça oui ! Répondis Gilbert qui fit un petit clin d’oeil à Claire qui rigolait.

Nous étions le jeudi 30 octobre et je repensais que le lendemain c’était Halloween. Ma fête préférée que j’aimais car elle me rappelais énormément de souvenirs heureux. Mais je m’en souvenais surtout car le lendemain, les cinq passagers de l’ascenseur devaient retourner en 1939. Le décompte était lancé. Je ne devais pas échouer ! C’était mon mot d’ordre. Je décidai, après quelques sujets de conversation, de parler de ce retour vers le futur.
-Nous sommes le jeudi 30 octobre, mais ça je penses que vous le savez. Demain, c’est Halloween ! Il faut que je répare l’ascenseur pour demain. Je penses que, même en ayant pris des cours de mécanique avec mon père autrefois, je devrais m’y mettre tout de suite. De plus, je ne connais pas l’état exact de l’ascenseur.

Sally sautilla de joie au son de mes paroles mais elle fut vite reprise par sa
gouvernante Emeline. Gilbert fit un sourire en serrant plus fort les mains de
Claire. Il se regardait, heureux, pétillant d’amour. J’en étais émue et j’avais
encore plus envie de me battre pour les ramener dans leur époque. Philips, lui, réfléchit longuement et dit :
-Et bien Irissa, c’est d’accord, allons-y tout de suite.

Je me levai avec énergie prête à me mettre au travail car le temps filait. C’est ce qu’indiquait la magnifique horloge comtoise tout droit venue de France, un pays que j’adorais. Mais je ne devais pas m’attarder sur ce détail ! Je voulais en finir et ramener mes six nouveaux amis chez eux. Philips me guida avec, derrière moi, Gilbert, Claire, Sally, Emeline et Dewey. Nous traversâmes un petit corridor dans lequel une belle tapisserie s’étendait. Un énorme tableau représentant une belle jeune femme de la Renaissance,
recouvrait un morceau de mur. Puis nous arrivâmes dans une librairie. Là, se
trouvait certainement des milliers de livres, sur tous les sujets ou presque.
De magnifiques bibliothèques les maintenaient rangés. Ils étaient, certes,
couverts de poussières mais ils n’en étaient pas moins sublimes. J’étais
fascinée. Un petit salon aménagé faisait office de coin lecture. Des centaines de bibelots, de lunettes, de quelques animaux empaillés et de quelques figurines étaient posés sur le haut des bibliothèques. Mon regard s’arrêta sur une télévision de l’époque. Je riais intérieurement. Après la librairie, Emeline donna une clef à une Sally impatiente qui ouvrit la porte toute heureuse. Nous entrâmes, alors, dans une énorme pièce sombre mais éclairée à la fois. Là, ce ne fut qu’un dédale de tuyaux et de conduits. Il faisait chaud, voire humide, j’en concluais donc, que j’étais dans la chaufferie. Au plafond, des milliers de réseaux et de tubes serpentaient en s’entremêlant. Des centaines de canalisations formaient ensemble un énorme labyrinthe. De temps en temps, de la vapeur d’eau sortait de la tuyauterie. Il y avait des chaudières partout, ainsi que des cadrans dont les flèches s’affolaient. La chaufferie était une pièce immense sur deux étages où fourmillait un tas de tuyaux suintants, des machines fumantes et des outils rouillés. Des manivelles et des leviers ornaient le flanc des chaudières. Il y avait des fixations mécaniques, des clous, des boulons, des écrous, des vis et des rivets partout. Bref, une vraie chaufferie démesurée. La chaleur y était étouffante, je ne m’y sentie pas très bien. Claire agita sa main pour se donner de l’air. Gilbert, lui, essuya la fine goutte de sueur, qui dégoulinait de son front, du revers de sa manche. Philips, malgré son costume de groom, n’avait pas chaud. J’en étais étonnée. Soudain, le sol se déroba sous mes pieds, je n’avais pas sentis l’humidité sur le sol, la passerelle n’avait pas de barrière. Je me sentis tombée dans le vide. Je hurlais, quand soudain, une main me rattrapa sous le dos. Tremblante de peur, je redressai la tête. Je vis Philips, c’était lui qui m’avait rattrapée. Il me regarda, affolé.
-Irissa, ça va ?
-Oui, je crois, répondis-je, pas très sure de moi.
-Attends, je vais te tenir, c’est dangereux ici.

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