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 Une âme, un coeur pour ton bonheur.

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JORIS
Fantôme prisonnier du manoir


Masculin Nombre de messages : 1560
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 25 Jan - 18:08

Super cette suite, bon travail !
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Sephiroth 666
Squelette farceur


Masculin Nombre de messages : 397
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 25 Jan - 22:16

j'aime bien ce chapitre Mr. Green sans doute a cause de la stretch qui est ma piece preferé .
mais surtout prend ton temps comme dit ont oublie rien et en + ont peut relire le reste pour trouver des details qu'on avait raté Very Happy bonne chance pour la suite "que la force soit avec toi" lol!
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BedelionKH
Visiteur craintif


Masculin Nombre de messages : 42
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 25 Jan - 23:11

Tu es géniale ^^ !The Phantom
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DragonandFire
Pauvre mortel


Féminin Nombre de messages : 12
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 25 Jan - 23:21

Very Happy Bonsoir à tous de quoi parle ce nouveau forum?
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luciole
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Sam 26 Jan - 2:52

Bravo pour cette jolie suite ! (je trouve, entre autre, que c'est une bonne idée d'avoir donné d'avoir donné une usage à la salle octogonale, et d'en avoir fait une salle d'attente.)
J'ai hâte de lire la prochaine partie.
Bonne chance à toi
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Lelia
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Sam 26 Jan - 10:38

Merci à tous pour ces encouragements. cheers
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Sintes
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Sam 26 Jan - 13:11

La suite est très bien Lelia ! Continue donc !Very Happy
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Maggie Simpson
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Lun 28 Jan - 12:52

Nous remercier pour nos commentaires dithyrambiques est une perte de temps. On se doute bien qu'on sait faire les meilleurs commentaires de l'internet.
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Lelia
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Dim 3 Fév - 0:58

Maggie Simpson a écrit:
Nous remercier pour nos commentaires dithyrambiques est une perte de temps. On se doute bien qu'on sait faire les meilleurs commentaires de l'internet.

Dithyrambiques....Franchement il n'y a pas de quoi.
Bon un petit chapitre demain, si je me laisse tenter...
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Lelia
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Dim 3 Fév - 16:22

XLIV.

Dans les limbes.

« When the cript doors creak and the tombstone quake spooks come out for a swiggin’ wake. Happy haunts materialize and begin to vocalize”.
Soudain, un rire, puissant, gigantesque résonna dans le néant, la voix des chanteurs fut inaudible.
« Je t’en prie cesse de rire ! Tu n’es pas dans ton état normal. »
Sur ces mots le jeune homme lança un regard vers sa mère.
« Pas dans mon état normal ? ». Enorme sourire.
« Pas dans mon état normal. Effectivement mère, et cela est sans doute du au fait que je suis mort, ou plutôt non mort vu les circonstances. » Le jeune homme se remit à rire.
La mère rayonnait d’une rage sourde et contenue.
« Mon garçon, cette enfant a bien trop d’emprise sur toi, le moindre de ses faits et gestes entraîne chez toi une réaction disproportionnée. N’oublies pas notre but, n’oublies pas que l’enfant est la clef… »
Le jeune homme écoutait à peine, penché sur un globe il observait Mélanie.
« C’est son père tout craché ! Quelle force, quelle puissance. Rien ne l’effraye, elle est divine ! »
« Divine ? Tu oublies que si nous n’étions pas là cette petite serait comme toutes les autres, ridicules, insignifiante, jouant à la poupée et minaudant à la moindre occasion. »
« Regardez-la, si jeune et déjà si belle, dans dix ans personne ne pourra rivaliser avec elle. Ses pouvoirs ne l’effrayent pas, elle va s’en servir… »
« Ses pouvoirs sont les nôtres, et dire que cette enfant se les attribue sans aucun mérite…. »
Le jeune homme jubilait: son ange l’impressionnait chaque jour un peu plus. Sa mère malgré ses incroyables pouvoirs restait bloquée dans ce monde fantomatique. Certes les pouvoirs de Mélanie lui avaient été donnés, mais la rapidité avec laquelle elle apprenait à les maîtriser aurait forcé l’admiration de n’importe qui. Lorsqu’il observait l’enfant le jeune homme se sentait libre. De plus l’état de jalousie dans lequel entrait sa mère provoquait chez lui une intense jubilation…
« Dites-moi mère… Vos dons pour les arts obscurs vous ont également été légués…par votre mère. Rappelez-moi donc vers quel âge exact aviez-vous appris à les domptez.
Je me souviens bien avoir entendu Granny parlez de fenêtres explosées et de tables volantes…Si je ne m’abuse cela s’était déroulé à votre quinzième anniversaire…. »
La mère, d’habitude pâle, tourna au rouge…
Jeune idiot présomptueux, crois-tu vraiment que mes pouvoirs se limitent à faire bouger quelques murs ? Ce que ton « ange » utilise aujourd’hui n’est qu’une infime et ridicule partie de l’Art obscurs. De vrais dons demandent un sacrifice et une force permanente que ni toi, ni tes chers Ravenswood ne pourriez utiliser un jour….
Reconnaissez tout de même qu’à son âge vous n’aviez pas ce type d’aptitude, reconnaissez qu’elle fait preuve d’une certaine acuité…
Il voulait qu’elle l’admette, il voulait qu’elle capitule, juste une fois.
Les yeux de la mère luisaient de haine et de dédain.
« Si peu de reconnaissance et d’amour envers celle qui t’a sauvé, tant d’admiration et d’amour envers celle qui n’est qu’un outil. Petit ingrat. »
Jamais elle ne l’admettra. Le jeune homme senti sa liberté se flétrir, les chanteurs reprirent leur infâme chanson.
« Oh et sans vouloir te commander cher enfant…la gouvernante de ton joyau s’est enfuie, sans vouloir paraître présomptueuse, je crains qu’elle ne risque fort de parler…. Il serait fort dommage que la réputation de ta princesse ne soit entâchée…L’outil doit rester pure. »
« Outil…Clef, pour elle Mélanie n’est qu’un objet. Cependant elle a raison, rien ne doit la perturber…. »
« Je m’en occupe mère. »
Sur ces mots le jeune homme disparût.

Au manoir Ravenswood.

Mélanie marchait seule dans les couloirs, admirait les peintures, les commodes, les candélabres…le moindre objet recelait maintenant une valeur magique jusqu’alors insoupçonnée. Le moindre ustensile semblait devenir le complice d’un jeu magnifique.
Cependant Mélanie était parfaitement consciente de l’absurdité de cette dernière journée, tout semblait avoir changé. Sally était partie…sa gouvernante, son amie… Sally n’était plus là. De plus il fallait prendre garde, personne ne devait découvrir le lien qui unissait Mélanie à sa demeure.
« Qui sait jusqu’où je peux aller, qui sait jusqu’où s’étendent mes dons ? »
Bien qu’emprunte d’une fierté incommensurable Mélanie décida de prendre ces évènements avec gravité et discrétion.
Elle s’arrêta devant le bureau de son père. A l’intérieur des voix résonnaient.
« Tu ne cesses de me cacher des choses, tu me prends pour une idiote. »
« Mais bon dieu de quoi veux-tu parler? »
« Tu penses que je suis aveugle ou sourde? Mon pauvre Henry, tes moindres faits et gestes n’ont aucun secret pour moi et ce depuis notre rencontre. Je sais que quelque chose ne va pas, je veux savoir ce qui arrive à ma fille ».
Silence.
« Décidemment je n’ai jamais rien pu lui cacher. » Pensa Henry.
Martha semblait déterminée.
Tout d’abord je veux que tu m’expliques comment mon médaillon pourtant vendu il y a des années se retrouve aujourd’hui au cou de ma fille.
Les yeux d’Henry s’écarquillèrent.
« Le médaillon ! Quel imbécile j’ai été. Mélanie semblait si faible que je n’ai pas pensé à dissimuler ce maudit bijou. »
Henry était pris au piège, un coup d’œil à son épouse ne fit que confirmer cette sensation.
« Henry, j’ai fermé les yeux sur certains évènements, j’ai donné mon aval pour d’autres, je ferais tout pour toi. Malgré cela tu continues à me cacher bien des choses… Mais aujourd’hui il s’agit de ma fille, mon sang. Je te préviens je ne te laisserai pas un seul moment de répit avant de connaître la vérité. »
Henry réfléchissait…
Pourrait-elle partager ce secret, pourrai-t-elle le supporter. ? Lui même avait eu tant de mal à accepter l’étrangeté des évènements… De plus la gloire de leur ascension lui était toujours revenue, qu’en serait-il une fois le secret dévoilé…
Derrière la porte Mélanie frémissait.
« Le médaillon ? Mon bijou appartenait à maman « ? Les idées se bousculaient, Mélanie devait en savoir plus, mais le silence était tombé.
« Que dire ? Je ne peux la mêler à tout ça, son sort ne doit pas être mêlé au mien.
Martha regardait à présent son mari avec colère.
« Mais bon sang réponds-moi, d’où vient le médaillon, qu’est-il arrivé à Mélanie ? »
« Il m’est arrivé quelque chose » Pensa la fillette
« Voila qui explique ce que je faisais au lit il y a deux heures…Mais je ne me souviens de rien. »
Mélanie remarqua que son père ne parlait toujours pas, pourtant elle le sentait bouillir….
Soudain, la voix d’Henry se fit entendre, puissante, haineuse….
« Je suis le diable, j’ai fait un pacte avec Satan en personne, nous sommes maudits et notre fille est un démon ! »
Plus un geste plus un mot.
Soudain un rire.
« Martha ma chère, je t’en prie pardonne-moi mais tout cela est absurde ! »
Henry tentait de se sortir de ce guêpier en désamorçant la situation…Mais une fois de plis il a avait sous-estimé sa femme.
« Henry Barkle, ton rire ne berne personne, je sais de quoi tu es capable, je te connais mieux que personne. Tu as du sang sur les mains, ne l’oublies pas. »
Henry n’était plus que fureur, ses mains tremblaient.
Lentement il murmura…
« Ne m’appelle jamais Barkle, mon nom, notre nom est Ravenswood. »
Et bien parlons-en de ce nom » Hurla Martha.
« D’où vient-il ? Comment avons-nous fait fortune si vite ? Et surtout, surtout comment avons-nous survécu à l’accouchement, je me sentais mourir….Puis plus rien. »
Des larmes emplirent les yeux d’Henry.
« Vas-tu me reprocher de vous avoir sauvé la vie ? Vous qui êtes les êtres les plus précieux qui soit, aurais-je du vous laisser me quitter sans rien faire ? »
Henry s’approcha de Martha. Lorsqu’il plongea son regard dans le sien il sût qu’il parviendrait à ses fins.
« J’ai fait ce qui devait être fait, pour nous, pour toi. Le médaillon est revenu c’est vrai et je ne peux t’expliquer comment ou pourquoi. Cette affaire m’est personnelle et je ne peux t’en parler. Ma douce, je t’en prie, une fois de plus fait moi confiance. »
Matha était réticente…
« Vivre sans savoir…Henry il s’agit de ma fille. »
« Ça ne fonctionne pas… son amour pour Mélanie la rend imperméable à mes mensonges »
Henry prit ses mains
« Il faut la convaincre, il me faut un miracle » Pensa-t-il.
« Un miracle ? Vraiment Ravenswood ? » La voix du Jeune homme résonna dans la tête d’Henry.
« Laisse-moi faire… »
Le corbeau apparu dans la pièce, en un instant il se percha sur l’épaule d’Henry.
Mélanie entendit sa mère murmurer.
« Qu’est-ce que… »
Une troisième personne était dans la pièce, l’enfant le sentait, de plus elle avait l’impression de connaître cette présence.
Le corbeau avait plongé son regard dans celui de Martha.
« A toi Ravenswood…Parle-lui. »
Sans attendre Henry créa un nouveau mensonge.
« Mélanie va très bien, elle est simplement épuisée…L’école n’est pas une bonne solution pour elle, il vaut mieux qu’à partir d’aujourd’hui elle reste ici. Nous lui donnerons les meilleurs précepteurs. »
Martha hypnotisée restait muette, les yeux écarquillés scrutant l’oiseau.
« Le médaillon est une simple copie que j’ai fait faire, je tenais à garder un souvenir de notre vie passée. Ce bijou était le symbole de notre réussite, j’ai décidé de l’offrir à notre fille afin de lui rappeler d’où nous venons. »
Martha hochait à présent de la tête
"Tout va très bien, tout est parfaitement normal, tout…se passera bien."
Derrière la porte Mélanie trépignait, ce qu’il dit est faux, il ment, je le sens, je le sais…et cette présence, si proche, si familière…Je veux le voir.
Entre l’enfant et l’oiseau un lien s’établit, le désir de Mélanie se fit instantanément ressentir.
« Attention ! » Lança l’animal.
Mélanie venait de pousser la porte.
Son père et sa mère se tenaient face à face, mais la présence avait disparu.
Mélanie observa attentivement sa mère, celle-ci avait les yeux embués et un sourire béat se dessinait sur son visage.
« Elle n’est pas dans son état normal ». Se dit Mélanie.
Puis son regard croisa celui de son père, deux esprits forts, deux facettes du même pouvoir se fixaient.
« Puis-je t’aider ma poupée ? » Demanda doucement Henry.
« Calme et discrétion » Pensa Mélanie.
« Trouve un prétexte. »
« Papa, je crois que Sally nous a quitté, je l’ai vue s’éloigner, une valise à la main il y a moins d’une heure. »
« Qu’a-elle entendu ? » Se demanda Henry.
Chaque partie demeurait sur ses gardes.
Le silence fut interrompu par l’émergence de Martha. Celle-ci sans préambule se mit à parler à sa fille.
« Ma chérie, ton père et moi pensons que pour ton bien, il vaut mieux que désormais tu ne te rendes plus à l’école de Phantom Canyon. Désormais tu auras un précepteur. »
Henry dévisageait son épouse, le message était bien passé, un peu trop bien même. L’étrangeté de la situation n’échappa aucunement aux deux protagonistes, mais chacun jouait un rôle qu’ils pensaient devoir conserver à tout prix, chacun pensant protéger l’autre.
C’est ainsi qu’Henry hocha de la tête et entoura Martha de son bras. Mélanie quant à elle répondit à sa mère de la manière la plus douce qui soit.
« Bien entendu maman, je ferai comme bon vous semblera. »
Sur ces mots Martha cligna des yeux.
« Ta mère est épuisée, je vais lui faire prendre l’air…. »
Ces mots ne bernaient personne, mais dans un accord muet les deux parties se séparèrent. Leur incapacité à s’exprimer les liait.
Henry et Martha sortirent.
Mélanie resta seule dans la pièce.
« Où es-tu ? » Murmura-t-elle.
Cette présence, ce sentiment de familiarité….
« Je vais me sentir bien seule, Sally est partie et je doute que mes précepteurs soient à la hauteur. »
En elle une voix résonna.
« Il te reste la maison…Des heures et des heures d’exploration t’attendent ».
« Oui…La maison, mes pouvoirs… »
Un sentiment de bien-être envahit Mélanie, comme si un être invisible la prenait par la main.
Mélanie sortit de la pièce.
D’une branche, le corbeau l’observait.
« Tu n’es pas seule mon ange…Je suis avec toi… »
De son côté Henry marchait avec Martha, celle-ci recouvrait peu à peu ses esprits.
« Tout va bien » dit-elle.
« C’est cela ma douce tout va bien. »
« Ravenswood » souffla le corbeau.
Henry tourna la tête vers un arbre.
« La gouvernante…elle va parler Ravenswood…. »
Henry soupira.
« Rien ne sera jamais plus simple » pensa-t-il.
« Occupe t’en » intima-t-il à l’animal.
Sur ces mots le corbeau s’envola, emportant avec lui le destin d’une famille.


Dernière édition par le Lun 4 Fév - 21:40, édité 1 fois
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JORIS
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Dim 3 Fév - 20:08

Bonne suite !!!! Very Happy
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Dim 3 Fév - 20:11

Oui et tout ça avec moins d'une semaine d'intervalle avec l'épisode précédent... Laughing
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Maggie Simpson
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Lun 4 Fév - 18:42

Lelia a écrit:
Oui et tout ça avec moins d'une semaine d'intervalle avec l'épisode précédent... Laughing

Je me sens visé une fois de plus. A dans un mois pour lasuite, tu dois te reposer après avoir pondu deux chapitres.
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Lun 4 Fév - 20:31

Maggie Simpson a écrit:
Lelia a écrit:
Oui et tout ça avec moins d'une semaine d'intervalle avec l'épisode précédent... Laughing

Je me sens visé une fois de plus. A dans un mois pour lasuite, tu dois te reposer après avoir pondu deux chapitres.

Visé? Pour? Shocked
Ben quoi c'est vrai, pour une fois que je ne laisse pas trop traîner les choses... Laughing. Je pourrais utiliser ce désir de vous satisfaire pour excuser les maudites fautes de frappes qui ornaient ( et ornent sans doute encore en partie) ce chapitre... Rolling Eyes
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luciole
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Lun 11 Fév - 19:36

Vivement une nouvelle suite !
J'ai hâte aussi de voir comment Melanie grandit (si cela est prévu bien sûr)...

Bon courage à toi
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Lun 11 Fév - 20:29

luciole a écrit:
Vivement une nouvelle suite !
J'ai hâte aussi de voir comment Melanie grandit (si cela est prévu bien sûr)...

Bon courage à toi

C'est gentil, Mélanie va bien évidemment grandir....
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 0:08

Y aura-t-il demain une suite à cette histoire? Cela se peut, aller savoir! Very Happy

Pour ceux qui s'interrogent sur la bizzarie de cette tirade, je tiens à préciser que j'écris celle-ci dans le seul but de forcer quelque peu ma volonté.
Une publicité mensongère serait du plus vilain effet...espérons que cela suffira à me motiver....
Razz
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 14:45

XLV.

Sally avait marché jusqu’à Phantom Canyon, un rythme soutenu et une réflexion intense avaient eu raison de sa force.
Le visage poussiéreux, les yeux emplis de larmes, Sally décida de s’asseoir quelques instants sur un vieux banc, à proximité de l’école.
« Je l’ai laissée seule…mais ce qu’elle est en train de devenir n’est pas humain. »
Lentement Sally pris sa petite valise et en sortit un mouchoir, son chagrin redoubla lorsqu’elle aperçu deux initiales brodées.
"M.R."
La fillette lui avait offert ce mouchoir à l’occasion de son anniversaire. Il n’était pas dans l’habitude des domestiques de recevoir des cadeaux de leurs maîtres, mais l’enfant avait tant insisté que Sally n’avait pu refuser.
« Comme cela je serai toujours avec vous ». Lui avait-elle assuré.
Émergeant de ses pensées, Sally se refusa à souiller ce présent. En respirant profondément elle passa ses doigts sur le bord de ses yeux rougis.
« Voila une scène bien curieuse ! La fidèle servante des Ravenswood s’épanchant en public. »
Les mots avaient été prononcés à la manière d’un couperet : sec, durs et ironiques.
La voix qui les avait prononcé était familière, annonciatrice de mauvais souvenirs.
Miss Marple se tenait debout à quelques mètres de Sally. La gouvernante n’eut pas besoin de relever la tête pour deviner que la vieille institutrice souriait.
"Est-ce le remord qui vous fait couler de si lourdes larmes ?
Le repentir est le début de l’expiation ma chère."
Le ton, la personne, les paroles…Le tout provoquait en Sally un dégoût et une colère manifeste.
« Pourrais-je savoir ce qui vous donne l’impression que j’aie commis quelques pêchés Miss Marple ? J’avoue ne pas comprendre le sens de vos paroles… »
Malheureusement pour elle Sally venait de provoquer l’orgueil et la cruauté de l’institutrice : comme si elle avait attendu cette occasion avec envie, Miss Marple décida qu’il était enfin temps de bondir sur sa proie.
Ses yeux se firent clairvoyants, ses lèvres se retroussèrent et, si quelqu’un eut observé la scène, il aurait sans aucun doute remarqué que les doigts de Mis Marple se resserraient telles des serres.
La vieille fille fondit sur la gouvernante…En s’asseyant à ses côtés.
Miss Marple savait qu’une attaque directe ne donnerait aucun résultat, il fallait ruser….
« Allons, ma petite, vous avez de moi une image bien cruelle, ne vous ai-je pas toujours écoutée ? Souvenez-vous le jour de ce terrible incident avec ce maudit chat… »
« Vous m’avez traitée de menteuse…Vous avez affirmé à Monsieur Ravenswood que je n’étais qu’une gourde… » Réplica Sally.
« Tout simplement car je trouvais, et je trouve toujours qu’une jeune fille comme vous ne doit pas vivre dans le mensonge. Des choses peu claires ce sont déroulées lors de ce fameux jour et malheureusement pour vous je suis loin d’être naïve…Contrairement à vous. »
« Je ne suis pas naïve ! » S’énerva Sally.
Cette montée de colère fut un indice précieux pour la vieille fille, il était temps d’asséner le coup de grâce.
« Ma foi, tout cela sera plutôt facile. » Pensa Miss Marple.
« Ma classe est à deux pas, le soleil est dur aujourd’hui, rentrons voulez-vous ? »
« Je ne vois pas pourquoi je voudrais vous suivre. » Dit Sally avec dédain
« Tenez-vous vraiment à ce que tout Phantom Canyon vous voit dans cet état ? » Lança l’institutrice.
Sally soupira, l’air chaud lui desséchait la gorge, sa marche l’avait épuisée…
Très bien rentrons. Dit-elle.
« Voila qui est sage et fort aimable, la chaleur ne me convient pas. » Dit l’institutrice en se dirigeant vers la classe.
Une fois les deux femmes à l’intérieur, confortablement assises au bureau de Miss Marple, celle-ci reprit son oratoire.
« Ma chère, ce manoir et ses habitants ne me disent rien qui vaille, un climat malsain règne dans les pensées et le cœur des Ravenswood. Je le sais, je le sens….Oh peu m’importe, chacun mène sa vie comme il l’entend, mais j’avoue ne pas supporter l’idée que par votre collaboration vous ne risquiez de finir en enfer. De même, et c’est cela qui me chagrine le plus, que votre petite maîtresse. La pauvre enfant me semble bien mal partie. »
A ces mots Sally explosa.
« Mademoiselle Ravenswood est parfaite, absolument parfaite ! Comment osez-vous en douter ? De toute façon votre petite comédie ne fonctionne pas, vous avez toujours haï Miss Mélanie… ».
Voila qui s’appelle gâcher son atout…j’ai voulu aller trop vite. ». Fulmina Miss Marple.
« Il me faut rattraper cela. »
« Voyons ma chère, si j’ai été parfois dure avec votre petite maîtresse c’est car, à l’époque, elle ne semblait guère se comporter comme une jeune fille de son rang. Si je puis pardonner à des enfants plus modestes quelques menues blagues, je ne puis agir de la sorte avec une future femme du monde ! Ma sévérité n’a d’égal que mon désir de transformer mademoiselle Mélanie en dame. »
Miss Marple fit une pause, lentement elle soupira.
« De toute façon que m’importe ? Elle ne reviendra plus n’est-ce pas ? Son père compte la garder au manoir… Pauvre enfant, seule dans cette immense maison… Je vous avoue que cela m’effraie quelque peu. »
Soudain Sally replongea dans ses souvenirs… Mélanie à la fenêtre déchainait une tempête, Mélanie parlait à un être invisible, enfermée dans sa chambre, Mélanie s’enthousiasmait face à des murs qui s’allongent…
Miss Marple sentit la confusion de la gouvernante et en retira un plaisir presque sadique.
« Je ne dois pas commettre la même erreur une seconde fois…Il faut l’attaquer par les flancs à présent. »
« Enfin tout ceci ne m’explique pas la raison de votre présence et de vos larmes. Vous a-t-on chassée ? »
Sally hocha négativement de la tête.
« Votre valise semble pourtant pleine… Est-ce vous qui avez décidé de partir ? »
« Je…Je n’en pouvais plus, je, je devais partir. » Les yeux de Sally se remplirent à nouveau de larmes.
« Je te tiens petite idiote. » Pensa Miss Marple en laissant un silence pesant s’installer et qu’elle ne rompit que de longues minutes plus tard.
« Je suppose que vous aviez vos raisons ma chère, et comme je vous l’ai dit je craignais pour votre salut. Il semble que je me sois trompée sur votre compte, votre indépendance est intacte. Monsieur Ravenswood vous a je présume donner vos gages du mois ? »
« Je… je suis partie sans en informer Monsieur. »
« Voila qui est intéressant, très intéressant. » Pensa la vieille institutrice.
Êtes-vous en train de me dire que vous voila à présent à la rue sans le moindre sou ?
« Oh j’ai quelques économies. Mais j’avoue ne pas vouloir rester à Phantom Canyon. Je ne tiens pas à y croiser Monsieur. »
Sur ces mots la vieille Miss Marple ne pu réprimander un désir sadique.
« J’espère, ma chère que Monsieur Ravenswood n’est pas à l’origine de votre départ…Je sais, par expérience, que certains gentlemen ont parfois…des gestes trop familiers avec leurs domestiques… »
Sally explosa de fureur.
« Miss Marple, comment osez-vous remettre en doute ma vertu, et plus encore l’honneur de Monsieur Ravenswood ? Si celui-ci a des défauts que l’on ne peut nier, son honneur, lui, ne pourra jamais être questionné ! »
« Ma chère ne vous affolez pas de la sorte, je ne posais cette question que dans votre intérêt. Avouez que votre départ soudain paraît bien mystérieux. Je peux vous garantir que je ne serai pas la seule à penser de la sorte… Malheureusement vous serez bien vite soumise à ce genre de question. Tous les gens de cette ville n’ont pas ma discrétion….A vrai dire je pense qu’il serait bon pour vous, ainsi que pour la réputation de votre maître que vous vous confiez à une personne de confiance, une personne qui pourrait, après avoir entendu la vérité, trouver une version convenable à votre histoire. Une version qui éviterait les cancans douteux que n’hésiteront pas à déverser rapidement les commères de la ville. »
Le piège se refermait sur la douce Sally, celle-ci prit sa tête entre ses mains.
« J’ai déjà du mal à comprendre moi-même les évènements qui m’ont poussé à partir…comment pourrais-je l’expliquer à quelqu’un d’autre ? »
« Doucement…doucement. » Pensa Miss Marple.
« Et bien, nous parlions tout-à-l’heure de ce triste jour, avec le petit John et son stupide animal… Peut-être devriez-vous commencer par me dire ce qui s’est réellement passé ce jour là… »
Miss Mélanie….Murmura Sally.
« Oui ? » Interrogea avidement Miss Marple.
Sally revoyait la scène..Le petit John en train de plonger le chaton dans l’abreuvoir et sa petite maîtresse en train de psalmodier…
« C’était terrible. » Poursuivi Sally.
« Oui je comprends ma chère, mais qu’est-ce qui était terrible ? »
La vieille institutrice n’en pouvait plus d’excitation, enfin elle allait tenir en son pouvoir cette maudite famille…Nul doute que l’épouse du maire serait ravie de détenir quelques informations douteuses sur le compte de Martha Ravenswood, mais surtout sur sa « merveille » de fille.
Sally allait parler, elle en avait besoin, se libérer de cette histoire, puis quitter la ville.
Mais alors qu’elle allait ouvrir la bouche, le regard de la gouvernante se posa sur le mouchoir brodé. Miss Mélanie, sa petite maîtresse, cette enfant charmante aux cheveux roux et aux yeux verts. Les jeux qu’elles avaient partagés, les moments de tendresse…
« Sally vous êtes la plus formidable des gouvernantes, d’ailleurs, je n’en aimerais jamais d’autres que vous. » Les mots de la fillette résonnaient à présent dans l’esprit de Sally.
« Quelque chose ne va pas…Mademoiselle Mélanie est en danger…. Mais si je parle…ces gens la traqueront, ils la montreront u doigt…Jamais elle n’aura de répit et sa réputation sera ruinée. »
La vieille institutrice s’impatientait.
« Alors, bon sang parlez ! Que se passe-t-il chez les Ravenswood ? »
Sally regarda pour la première fois Miss Marple dans les yeux.
« Rien…Rien ne se passe au manoir. »
Miss Marple eût du mal à contenir sa rage.
« Et puis-je donc savoir pourquoi vous partez si soudainement, sans même prévenir vos maîtres ? »
« Je pars de mon propre choix, j’en ai assez de cette vie. »
Vous mentez… Sale petite gourde…
La vieille institutrice laissait à présent libre cours à sa colère.
J’ai eu tord de vous écouter Miss Marple, tout ce qui vous intéresse c’est de ruiner la réputation des Ravenswood ! Jamais je ne vous y aiderai.
Sally se leva et prit sa valise.
« Ainsi vous pensez vous en tirez de la sorte ma petite ? Miss Marple s’était mise à murmurer.
Oh mais croyez-moi cela se passera comme je l’entends….Vous serez l’alibi parfait…Et puisque vous refusez de vous confiez à moi, j’inventerai une histoire bien plus terrible que tout ce que vous auriez pu me dire. »
Les yeux de Miss Marple étincelaient.
Sally se mit à trembler.
« Vous n’oseriez tout de même pas… »
« Oh si j’oserais…Votre départ précipité donnera crédit à mon histoire….Votre maître ainsi que la réputation de toute sa famille seront brisés. La petite « merveille » ne s’en relèvera pas. »
Sally fut prise de panique, elle se jeta aux genoux de la vieille fille.
« Mais grand dieu, pourquoi ? Pourquoi la haïssez-vous de la sorte ? »
« Vous osez me demander pourquoi ? Alors que chacun ici, trime et se bat, les Ravenswood vivent dans l’opulence. Alors que jamais je n’ai pu trouver le bonheur, cette famille et surtout cette enfant, vit dans l’insouciance. Ils méritent de payer. De plus je sais que des choses démoniaques se déroulent au manoir…on ne fait pas fortune de la sorte…La petite, la petite a quelque chose dans le regard… Elle a le diable au corps. »
Un silence pesant c’était fait.
« Pas comme…Pas comme ma Lucille. »
« Lucille ? » Murmura Sally.
« Oui Lucille, c’était le nom de ma fille. Oh c’était il y a bien longtemps, son père était marin, nous vivions heureux malgré la pauvreté. Je suis tombée enceinte. Nous étions fous de joie. Mais de part nos conditions de vie médiocre, je n’ai pu accoucher dans des conditions décentes. J’ai cependant donné la vie. »
Miss Marple regardait dans le vide, ses poings étaient fermés. Sally ne savait quoi faire et l’écoutait hypnotisée.
« Elle était si belle, si petite dans son drap blanc, je l’ai veillée toute la nuit malgré ma propre fatigue…Mais elle n’a pas passé la nuit. Elle est morte dans mes bras…. »
« Lucille. »
« Son père m’a quittée, et du jour au lendemain ma vie fut bouleversée. J’ai tout quitté, j’ai changé de vie et je suis venue ici. Oh pour tout je suis une vieille fille. S’ils savaient. »
« Lucille. »
Miss Marple sanglotait bruyamment. Malgré son dégoût pour cette femme, sally ne pu s’empêcher de lui prendre les mains.
« Je suis désolée pour vous. » Dit-elle. « La perte d’un enfant est la chose la plus cruelle qui soit. »
La vieille institutrice continuait de pleurer.
« C’est pour cela…Pour cela que je veux qu’elle souffre, cette petite ne connaît pas la vie, elle ne connaît pas la pauvreté. Elle ne mérite pas sa vie ! Pourquoi devrait-elle vivre dans la richesse, alors que ma Lucille est morte sans aucun bien ? »
Sally recula.
Miss, vous divaguez, Miss Mélanie ne mérite pas votre courroux, elle est innocente.
La vieille institutrice ricana.
« Innocente ? Ne me prenez pas pour une idiote. »
« Miss Marple, vous ne pouvez pas ! Je ne vous laisserai pas faire ! » Hurla Sally.
« Dans ce cas tu ne me laisses pas le choix, petite idiote. »
Le ton de Miss Marple était glacial et calme, lentement elle se leva, Sally pensa qu’elle l’invitait à sortir et se leva.
« Que voulez-vous dire ? »
Les yeux de Sally se dilatèrent, la douleur fut rapide et terrifiante. D’un coup net et précis Miss Marple venait d’enfoncer un stylet dans le cœur de la gouvernante. Celle-ci soufflait à présent bruyamment, incapable d’hurler, ou même d’émettre le moindre son.
Sally s’écroula, toujours consciente. La vieille institutrice se pencha sur elle, son calme était angoissant.
Lentement elle caressa le visage de la pauvre Sally, celle-ci ne pouvait que la regarder faire.
« Personne ne m’empêchera de la détruire, c’est tout ce qu’elle mérite. »
Sally haletait, dans ses yeux se lisait la terreur.
« Tu vas mourir…comme ma Lucille. »
Sur ces mots le regard de Miss Marple changea…Comme si quelqu’un d’autre avait pris sa place.
« Oh, ma douce, ma belle, ma jolie Lucille. Comme tu es magnifique dans ton drap blanc. »
Sally tentait de se débattre.
« Oh allons, allons, là, maman est là. »
Miss Marple passa ses bras autour du corps de Sally, elle lui souleva la tête et déposa un baiser sur son front.
Des larmes coulaient sur les joues de la gouvernante, son heure était venue.
Là, voila mon ange, amman est làç, à genoux Miss Marple se balançait en tenant Sally dans ses bras… Elle se mit à fredonner.
Avant de rendre son dernier souffle, Sally réalisa que sa meurtrière, lui chantait une berceuse….
Une fois que Sally ne bougea plus, Miss Marple repris le contrôle d’elle même. Elle traina Sally par les pieds vers le débarras.
Elle l’y abandonna et en lui jetant un dernier regard murmura.
« Dés ce soir, j’irai te placer dans la précieuse mine de ce maudit Ravenswood, nous avons discuté à l’extérieur assez longtemps pour que les gens nous aient remarqué. Il ne me sera pas difficile de leur faire croire à mon histoire : tu voulais t’enfuir, loin des griffes de ton maître qui convoitait tes faveurs, tu craignais qu’il ne te retrouve….Et malheureusement en me quittant tu es tombée sur lui… » Miss Marple soupira.
« Une fois le père condamné, la petite sera une proie facile. »
Sur ces mots Miss Marple ferma la porte et y fit un tour de clés. En se dirigeant vers la sortie elle se remit à fredonner.
Mais ce que Miss Marple ne savait pas c’est que sur le toit de la classe se tenait un majestueux corbeau….
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Sephiroth 666
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 15:40

c'est de mieu en mieu miss marpple la sadique psychopathe et sally morte cheers thumleft hahahahaha j'adore ta fic lelia continu !Very Happy
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Maggie Simpson
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 15:55

Ca fait plus d'un an que ton histoire a commencé ! C'est un record qui ne sera jamais égalé ! salut

Par contre niveau qualité je fais bien mieux. Mr.Red




C'est violent et amoral, j'adore.
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 16:01

Maggie Simpson a écrit:
Ca fait plus d'un an que ton histoire a commencé ! C'est un record qui ne sera jamais égalé ! salut

Par contre niveau qualité je fais bien mieux. Mr.Red




C'est violent et amoral, j'adore.

Il est certain que le texte aurait bien besoin d'être retravaillé, j'en suis consciente. Mais vu que j'ai écrit ce chapitre hier soir, j'avoue ne pas avoir eu le courage de me relire. De plus je l'ai posté à la va-vite ( étant au sacro-saint boulot).
Pour ce qui est de la longueur de l'écriture, c'est très long j'en conviens, mais je n'ai pas toujours le temps ou l'envie nécessaire a une rapidité d'exécution exemplaire...
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Maggie Simpson
Fantôme prisonnier du manoir


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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 17:38

C'est si intéressant qu'on peut patienter plusieurs semaines sans perdre l'envie de lire. D'ailleurs c'est ce qui arrive. Mr. Green

Je pense que peu de personnes qui écrivent des histoires sur le forum relisent vraiment en détail cequ'ils viennent de sortir avec beaucoup de difficulté de leur esprit tourmenté par leur dernière visite à DLRP, les examens ou le cassoulet-moules-frites-choucroute qui ne passe pas avec la pêche melba ou l'assiette de fruits de mer.

Même moi je ne relis pas. Je ponds mon truc en 20 minutes, je vérifie la langue avec Word (donc il reste des lourdeurs) et je mets ensuite sur le forum.
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JORIS
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Ven 15 Fév - 18:37

GOOD JOB !!! cheers
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Jeu 28 Fév - 9:40

Bon la suite très bientôt.
Merci en tout cas, pour vos remarques très utiles et vos encouragements!cheers
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Lelia
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MessageSujet: Re: Une âme, un coeur pour ton bonheur.   Mer 19 Mar - 19:51

XLV.

La nuit était tombée, Phantom Canyon était à présent plongée dans le silence, à l’exception du saloon où s’égayaient bruyamment pionniers et gens de passage. La musique couvrait à peine les braillements des clients, certains jouaient aux cartes, amassant de maigres butins, d’autres se balançaient sur leurs chaises, un verre de "tord-boyau" à la main et l’œil lubrique lorgnant sur la serveuse. Le pianiste faisait de son mieux pour faire sortir quelques notes mélodieuse du vieux piano brinquebalant.
Joseph Fankes soupirait tout en jouant. Si ses mains semblaient tentées de mettre du cœur à l’ouvrage, son esprit, quant à lui, était ailleurs. Joseph se rappelait avec nostalgie la petite église de son Vermont natal. Cette église où à l’âge de six ans Joseph eut le seul et, pour l’instant, l’unique frisson de sa vie.
Si le sermon du pasteur manquait d’intérêt, Joseph ne fut pas du même avis concernant le "bijou" qui ornait l’église, un bijou pesant, énorme et prolongés de longs tuyaux. Malgré les réprimandes et remarques de sa mère Joseph ne pouvait détourner les yeux de l’imposant objet, si bien qu’il passa l’entièreté de la messe le cou tordu pour admirer la merveille située au dessus de l’entrée dans une immense arche.
Si le "bijou" était, pour Joseph, esthétiquement parfait ce qui le charma, par-dessus tout, fut son chant. En effet, plusieurs fois au cours de la cérémonie le bel objet se mit à chanter, tirant à chaque fois des larmes au garçonnet. A la fin du sermon Joseph avait supplié sa mère, désignant de son petit doigt potelé l'objet de sa convoitise.
« Mais enfin Joseph…ce n’est qu’un orgue. »
Le garçonnet écarquilla les yeux, le bijou avait un nom, cela s’appelait un orgue. Ce jour marqua à jamais la destinée de Joseph: il deviendrait organiste et parcourrait le monde pour jouer dans les plus belles églises. Cette idée désespéra sa mère qui souhaitait voir son fils unique devenir homme de foi. Après avoir appris à dompter le "bijou" et ravi les oreilles des gens pieux, Joseph, âgé de quinze ans, quitta le domicile en quête de gloire et d’un nouvel orgue.
Il croisa de nombreux instruments, atteignit les sommets avant de perdre la tête et sa passion. Joseph avait obtenu un poste convoité dans la plus belle église de Washington, il possédait une petite maison et comptait épouser la femme de ses rêves Rose Fones… Mais la folie frappa.
Désireux de faire vivre sa douce dans les meilleures conditions Joseph décida de partir pour l’Ouest afin de faire fortune. Si la terre englouti les hommes qui la creuse, il arrive parfois qu’elle dévore également leur esprit…
Joseph perdit argent et réputation à Phantom Canyon, victime de malchance et de malhonnêteté, l'organiste perdit tous ses biens, de même que sa fiancée fatiguée d’attendre un homme pauvre.
Joseph n’eut jamais le courage de revenir à Washington et lorsque le propriétaire du saloon lui avait offert de devenir pianiste le jeune homme avait accepté. Voila plus de cinq ans que Joseph jouait dans ce tripot, pour des "soulards aux oreilles fermées" comme il aimait à le dire.
Ce soir là il jouait donc, le cœur emplit de nostalgie.
« Tous les soirs se répètent inlassablement » Pensa-t-il. "Cette bande d’ivrognes ne m’écoute même pas ».
Mais soudain son regard fut irrésistiblement attiré vers les portes battantes de l’entrée, Joseph eut un frisson. Le monde devint silencieux, l’air se fit plus épais, la vie tournait au ralenti…
Joseph eut du mal à déglutir et se sentait paralysé, seules ses mains continuaient miraculeusement à jouer d’elles-mêmes.
Une créature fascinante venait de pénétrer dans le saloon, Joseph regarda la jeune femme et ne vit que perfection. Une taille fine, des cheveux bruns et soyeux, de grands yeux marrons semblables à ceux d’une biche et enfin un bustier à damner un saint. Joseph était perdu, des désirs fous entravèrent son esprit il s’imaginait en train de jouer sur un orgue aux courbes généreuses, l’orgue avait la peau douce…Bientôt il ne sût plus s’il voulait jouer sur un orgue, ou sur cette femme….
Un rire goguenard sortit Joseph de ses pensées.
« Alors Monsieur le musicien, on oublie ses notes ? »
Le barman avait couvert la musique de sa voix, le saloon tout entier riait aux éclats.
La jeune femme l’observait maintenant d’un regard froid, lentement elle se dirigea vers lui. Le cœur de Joseph battit à tout rompre, il fallait qu’il trouve quelque chose à dire, la splendide demoiselle se rapprochait en ondulant des hanches entre les tables. Le pianiste ne pouvait détourner son regard d’elle, en observant sa silhouette voluptueuse il se dit qu’elle ressemblait à un merveilleux violoncelle, si on le laissait faire, il passerait en revue l’entièreté du répertoire musical….
Leurs yeux se croisèrent, Joseph allait ouvrir la bouche, un goutte de sueur perlait sur son front.
« Jackson ! J’ai besoin d’une chambre pour la nuit et je veux savoir où est Barkle. ».
La voix était douce mais ferme, au grand dam de joseph il comprit que la jeune femme s’adressait au barman sans même lui jeter un regard.
Plus personne ne riait à présent, un silence de stupeur s’était fait. Mais soudain le barman éclata de rire, bientôt suivi du reste de la clique.
La voix se fit plus forte.
« Je peux savoir ce qui vous fait rire bande d’idiots ? »
« Barke.. Barkle » Pouffa le barman.
« Oui et bien ? » Demanda la jeune femme.
« Ecoute ma jolie, monte tes valises et reviens boire un verre je vais t’expliquer où se trouve Monsieur Barkle .» Lança le barman dans un énorme rire.
Curieuse et décidée la jeune femme fit un signe vers l’entrée.
Désespéré Joseph vit que la belle était accompagnée d’un homme. Après avoir pris la clef la jeune femme monta les escaliers.
« Au Fait » hurla le barman, « c’est un plaisir de te voir Anna Jones ».
La beauté disparut à l’étage suivit du rustre qui l’accompagnait. Elle allait redescendre, mais Joseph comprit qu’il n’avait aucune chance.
Il faudrait reporter le concerto à plus tard.
Dépité et misérable il reprit le cours de sa partition. Si seulement Anna Jones était un orgue…
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Une âme, un coeur pour ton bonheur.
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